Faith et le regard plein d’amour d’une mère

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Voilà… j’ai terminé Faith et c’est bien ça le problème. Mais où est donc le 25ème épisode? Faith c’est beau, c’est magique, c’est une magnifique aventure et il faut vraiment lui laisser sa chance jusqu’au bout car il en vaut le coup. J’aurais aimé faire un article complet et détaillé mais comme je l’ai dit précédemment, je me cantonnerai pendant quelques temps à écrire de petits articles contenant de brèves impressions.

Mon amour inconditionnel pour Faith est assez inattendu mais il ne m’étonne pas non plus. Lorsque je tombe sur un film ou une série présentant des personnages humains, cohérents et biens écrits mon implication et mon affection peuvent très vite devenir assez excessifs. J’avais regardé les premiers épisodes il y a quelques temps déjà sans les trouver très passionnants et par la suite, faute de temps, j’avais dû mettre certains de mes dramas sur pause. Ainsi, Faith étant celui dont j’avais regardé le moins d’épisodes, fût celui dont le visionnage fût mis de côté. En voyant le résultat final j’aurais pu m’en vouloir, mais je ne regrette absolument pas mon choix car:

1.  J’ai pu me concentrer sur cet enthousiasmant drama à un moment où j’avais un peu plus de temps, et ainsi profiter pleinement de l’histoire.
2.  La diffusion étant terminée, j’ai pu le maratoner tranquillement et sans frustration.

Tout cela pour en venir au fait que jamais je ne me serais attendue à autant apprécier ce drama qui partait du mauvais pied ou tout du moins d’un pied assez bancal. Mais l’amour ne s’explique pas, Faith à réussi à s’améliorer un peu plus à chaque épisode et il est bel et bien arrivé à se faire une place dans mes favoris de cette année 2012, à tel point que je me surprends à avoir des envies de meurtres lorsque je tombe sur un article qui le critique (non mais je vous rassure, un réalité je ne suis pas méchante…). Bien sur Faith n’est pas parfait, certains défauts sont d’ailleurs extrêmement frustrants et me laissent un arrière gout d’inachevé, mais mon adoration pour les personnages l’emporte largement sur tout le reste. Je n’ai donc aucune envie d’énumérer ce qui ne fonctionne pas ou ce qui ne va pas puisque dans mon coeur, Faith est bel et bien parfait (ou presque).

J’ai recherché le mot qui traduirait le plus justement possible mon sentiment face à ce drama, et celui-ci est « tendresse ». Oui, je ressens une immense tendresse à son égard, et je porte sur lui le même regard que celui qu’une mère porterait à son enfant. Cette comparaison est d’ailleurs on ne peut plus appropriée car je me rends compte que j’ai vraiment eu le sentiment d’une mère envers Faith , je lui ai pardonné ses erreurs et l’ai regardé avec bienveillance grandir petit à petit avant qu’il ne prenne son envol.

A présent la voix d’Eun Soo me manque. Plus l’histoire avançait et plus je me rendais compte que ses paroles (notamment celles de la Eun Soo du future qui est temporellement celle du passé…hum) étaient devenues pour moi une véritable berceuse. J’ai rarement aimé et souhaité le bonheur d’une héroïne à ce point et je trouve que Kim Hee Sun a fait un travail remarquable. Eun soo à évolué de façon juste et mature et ce qu’elle est à la fin était au delà de mes espérances. J’ai eu certains doutes pendant quelques temps sur Lee Min Ho mais il a finalement réussi à s’approprier le rôle et l’alchimie avec sa partenaire était vraiment agréable à voir. Au final Choi Young m’a énormément touchée et comme pour Eun Soo j’ai sincèrement souhaité qu’il trouve la paix intérieure. Je ne peux évidemment pas faire l’impasse sur la romance qui à grandement participé à la qualité du drama. Ce qui est beau c’est qu’Eun Soo ne se repose pas sur Choi Young, ils se soutiennent mutuellement, elle est consciente qu’il doit trouver une réponse à sa propre existence avant de pouvoir s’impliquer sérieusement dans sa relation avec elle, et pourtant l’amour est bel est bien là, il n’a pas besoin d’être dit, on le sens de façon naturelle et indéniable. En vérité, Eun Soo est son propre guide et à travers les lettres qu’elle laisse à son passé on perçoit la sagesse qu’elle a acqueri au long de ses voyages dans le temps.

Faith aura également réussi à me faire pleurer. Pas de tristesse, mais tout simplement parce que certains moments étaient adorables, beaux, pleins de vérité et d’émotions. On suit l’évolution et la quête personnelle de Choi Young et d’Eun Soo mais aussi celle du roi Gong Min et de la Princesse No Guk. Antant de personnages qui s’épaulent et veulent vivre le plus justement possible.

Ce que j’ai également apprécié dans Faith est qu’il induit une réflexion post-visionnage. Toutes les réponses ne sont pas données de façon explicite et aujourd’hui encore je tente de retracer le parcours d’Eun Soo. Il nous est fortement suggéré qu’elle est retournée au moins 2 fois en 1352 (fin du Goryo) puisque les indices que laissent la Eun Soo du future (les pages du journal) lui disent clairement de ne pas refaire les mauvais choix qui entre autres conduiront à la mort de Choi Young. Cette histoire de voyages dans le temps ne semblait au début pas très cohérente mais j’ai été rassurée de voir que finalement tout se tient et même plus encore. Faith raconte la volonté d’une femme de changer son destin afin de vivre heureuse et la force de celle-ci est tout simplement admirable.

Au final, ce drama est synonyme d’espoir, de confiance, d’amour, et je suis tellement heureuse qu’il ait vu le jour, car grâce à lui j’ai eu pendant quelques jours un sentiment de parfaite félicité. Maintenant I Miss You et Chongdamdong Alice me semblent bien fades, enfin surtout I Miss You, et la seule chose qui m’aide à faire passer la fin de Faith est d’écouter son OST en boucle en me remémorant la merveilleuse histoire d’Eun Soo et de Choi Young, le sourire aux lèvre…

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Vampire Prosecutor 2: Premières impressions (Ep. 1)

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Cela fait un bon moment que je n’ai pas tapé sur le clavier (défectueux) de mon ordinateur, tout d’abord par manque de temps (oui, rien n’a changé), mais aussi à cause de plusieurs problèmes liés à internet. Les premières lignes de cet article datent donc d’il y a plus de deux mois et je peine a me remettre dans le bain. Il y a un grand nombre de dramas qui me font de l’oeil mais je résiste à leur tendre appel pour me concentrer sur mes deux choix du moment: 보고싶다 (I miss you) et 청담동 앨리스 (Cheongdamdong Alice). Je ne publierai donc plus pendant quelques temps que de brefs articles contenant mes impressions ou quelques actualités, mais j’aimerais retrouver rapidement un rythme plus régulier, sans doute d’ici quelques mois. A l’heure actuelle j’ai déjà terminé Vampire Prosecutor 2, mais je souhaite tout de même publier cet article avant d’écrire mon avis final sur ledit drama. Ainsi, cet article est un peu concis, un peu brouillon, mais j’ai essayé de retranscrire les grandes lignes de ce que je voulais écrire à l’origine…

Oui, bon voilà, je n’ai pas résisté plus longtemps à l’appel de Min Tae Yeon and Co. C’est donc pleine d’excitation que j’ai lancé le premier épisode de la seconde saison qui, pour mon plus grand plaisir, dure plus d’une heure et demi (que c’est bon ça!), et dans lequel j’ai retrouvé l’ambiance sombre et particulière de la première saison de Vampire Prosecutor.

Impressions 

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J’ai bien aimé le fait que ce premier épisode ne traîne pas en longueur, après une petite introduction rappelant rapidement sur quoi s’était arrêté la première saison, on retrouve l’équipe au beau milieu d’une affaire particulièrement coriace et le fait que cette dernière leur échappe complètement est un bon rappel du fait qu’ils ne sont pas sans faiblesses. C’est comme un avant gout des difficultés que chacun va rencontrer d’un point de vu personnel et professionnel. Bref, après une saison, la série arrive encore a me surprendre par la façon dont les évènements malmènent nos protagonistes.

Alors oui, cet épisode pilote est franchement déstabilisant par son côté barbare. On nous présente une histoire de tortures en série et pour ainsi dire, les scénaristes (et le réalisateur aussi) n’y sont pas allé de main morte. J’aurais d’ailleurs bien aimé voir ma tête lors du visionnage, qui ne devait pas être loin de celle de la Tae Yeon Team ci-dessus.

Nous retrouvons des personnages fidèles à eux même et l’arrivée du petit nouveau de la bande, le médecin légiste est bienvenue d’autant plus que le personnage est extrêmement bien écrit, apporte beaucoup de sagesse à enquête et possède clairement une histoire intrigante, voir peur être même des connaissances sur les vampires. En tout cas, je ne vais pas cacher que j’ai eu un coup de coeur dés sa première rencontre avec Tae Yeon.

C’est donc un très bon début, et on voit que les scénaristes savent où ils veulent emmener leur scénario avec les enquêtes habituelles et une trame de fond, le mystère du vampire aux yeux rouges qui sera dévoilé petit à petit au fil des épisodes. C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je suis les réflexions et les actions des personnages et je me rends compte à quel point je m’étais attachée à eux dans la première saison.

Le changement de réalisateur se fait en revanche nettement sentir et j’ai eu un peu de mal pendant une bonne partie de l »épisode avant de faire mon deuil des effets visuels de la première saison et de m’habituer aux nouveaux qui semblent au premier abord vouloir en mettre trop plein la vue aux spectateurs, mais qui en fin de compte ont un certain charme malgré les défauts de la réalisation.

Au final mes attentes n’ont pas été déçues, la cohérence avec la première saison est au rendez vous, et puis de toute manière je suis tellement amoureuse des personnages et des relations qu’ils entretiennent telle une famille recomposée, que quelque soit l’endroit où nous mènera la série, je la suivrai avec plaisir.

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Love Rain: Premières impressions (Ep. 1-2)

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Love Rain date du début de l’année, certes, mais bon, mieux vaut tard que jamais…

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Bref résumé

Le scénario de Love Rain est des plus basiques, In Ha et Yoon Hee sont étudiants dans la même université, et dés le premier regard, le jeune homme tombe amoureux sans oser avouer ses sentiments.

Par le biais de leurs amis communs ils finissent par se voir régulièrement et l’attirance qu’ils ressentent l’un pour l’autre ne fait que s’accroître.  Malheureusement, Dong Wook l’ami de In Ha est amoureux de Yoon Hee et une des amies de cette dernière se trouve être amoureuse de In Ha. Ainsi commencent les mal entendus et les sentiments cachés pour le plus grand malheur de nos deux personnages principaux.

Impressions, ou comment j’en suis arrivée là

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Tout a commencé par un MV. Cela faisait un moment que je voulais jeter un coup d’oeil à Sarang Bi, mais je n’avais en revanche pas du tout programmé de le commencer pendant une période aussi chargée. Non, apparemment je n’avais pas assez de dramas en cours pour un emplois du temps absolument pas chargé. Bref, tout ça pour dire que ce MV m’a violemment spoilée sur la première moitié de Love Rain, qu’il était parfait pour mon âme de romantique qui a tendance à s’éveiller de temps à autre, et qu’au final je n’ai pas été raisonnable…

Alors que de nombreux avis disaient que les premiers épisodes étaient lents et d’un ennui à mourir, je n’ai de mon côté pas vu les choses de cette façon. J’ai été complètement emportée par cette génération des années 70, grâce notamment à cette magnifique réalisation qui a fait de chaque scène un pur plaisir à voir. Je me demande pourquoi la recette à marché sur moi alors que j’ai plutôt tendance à ne pas supporter les personnages indécis qui laissent se former autant de non-dits. Je pense que c’est sans doute l’ambiance, comment leur en vouloir alors que la volonté de bien faire est si perceptible (autant du côté de la production que des actes des personnages)?

Alors oui, le scénario est des plus bateau et ne contient aucune surprise, mais il renoue d’une certaine façon avec les vieux mélodrames d’antan et j’ai trouvé son petit côté poétique très agréable.

Quand aux deux personnages principaux, et bien je les trouve vraiment pas mal réussis, tout à fait complémentaires et c’est vrai que je n’ai aucun mal à les imaginer adultes. L’évolution de leur relation dégage beaucoup d’émotion et de douceur malgré le ton quelque peu tragique, ce qui est assez rare. J’avais quelques appréhensions concernant le choix de Jang Geun Suk et de Yoona mais c’est au final une bonne surprise et j’en ai même oublié les acteur pour me concentrer sur les personnages en eux-même.

Du côté des personnages secondaire, j’aime le fait que malgré la banalité de leurs rôles, il bénéficient quand même d’une écriture approfondie qui les rend attachants malgré les côtés agaçants de leur personnalité. Il est vrai que leur amitié est parfois étrange mais en aucun cas j’ai trouvé qu’elle faisait fausse et je dois avouer que je vais avoir du mal à tous les quitter pour laisser place à la génération de leurs enfants.

Sinon, c’est sûr que ce qui m’a empêché de profiter à 100% de ces premiers épisodes est la présence des clichés, ah ces horribles et inévitables clichés qui donnent envie de rentrer dans les dramas et de secouer les personnages. Non, parce que tout de même, j’avais envie de demander aux personnages  » et sinon, le dialogue, ça existe chez vous? ». Mais mis à part ça, tout est bien agencé.

Peut être que je suis un peu kitch, mais j’ai aussi complètement adhéré à la musique, et avec la lumière verdâtre dont bénéficie la réalisation (ce qui n’est absolument pas péjoratif, au contraire), j’avais vraiment l’impression de me trouver en plein milieu des années 70.

Bref, au final, je ne sais pas si la seconde génération de Love Rain va totalement me séduire et je ne sais même pas si j’arriverai à aller jusqu’au bout du drama, mais pour le moment il me satisfait et il est un petit plaisir sans conditions.

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Reply 1997 // 응답하라 1997

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 Année:  2012
 Pays:  Corée du Sud
 Genre:  Sitcom, High School
 Nombre d’épisodes:  16
 Chaine de diffusion:  TVN
 Réalisateur:  Shin Won Ho 신원호
 Scénariste:  Lee Woo Jung 이우정

Casting:
 Jung Eun Ji: Sung Shi Won
 Seo In Guk: Yoon Yoon Jae
 Eun Ji Won: Do Hak Chan
 Hoya: Kang Joon Hee
 Shin So Yool: Mo Yoo Jung
 Lee Shi Un: Bang Sung Jae
 Song Jong Ho: Yoon Tae Woong

Synopsis:

Yoon Yoon Jae est le meilleur ami de Si Won depuis l’enfance, mais les sentiments de celui-ci changent soudainement lorsqu’il prend conscience qu’à 18 ans, ils sont tous les deux devenus des adultes. Ce drama dresse un portrait de la société du divertissement au cours des années 1990, lorsque naquirent les premières idoles qui marquèrent le début de la K-pop, influençant de manière importante la vie des adolescents de l’époque.

Mon Avis

9,5/10

Posons les bases tout de suite, Reply 1997 est un ÉNORME coup de coeur. Coup de coeur pour l’histoire, pour les personnages et pour l’ambiance en général. Avec son format d’en moyenne 40 minutes par épisode, le drama se regarde en un rien de temps et je dois dire que jamais les pubs au milieu des épisodes ne m’auront parues aussi insupportables. Ce drama a eu le don de me faire passer d’un état à un autre en seulement quelques secondes grâce à l’émotion inimitable qui se dégage de chaque scène et encore aujourd’hui je suis bouleversée par le souvenir de certaines d’entre elles. Oui, Reply 1997 est avant tout une aventure pleine de vérité, de magnificence et de beauté. A travers cette histoire de vie, d’amour et d’amitié, le drama peint de façon très réaliste cette période de la puberté où tout adolescent voit sa perception des choses ainsi que la vision qu’il a de lui même changer. Alors oui, Reply est parfait et mériterait amplement un 10/10, mais c’est sans compter ma grande difficulté à mettre cette note, c’est donc pour cette raison que les 9,5 sont plus courants avec moi.

Un des grands intérêts du drama est évidemment son contexte des années 90 qui  rend le drama multi-générationnel. En ce temps là, les téléphones portables n’existait pas, internet était pratiquement inutilisable et on possédait des baladeurs CDs, des bipers ou des tamagotchis. Reply 1997 réussi donc absolument bien à rendre compte de l’ambiance de cette décennie et nous présente une sorte de rétrospective des années 90. Mais ce sont aussi les années qui ont vues le retour des boys bands en Corée (et dans le monde en général), suivis de leur déclin progressif jusqu’en 2000. Le drama traite donc énormément de la culture fan qui fait partie intégrante de ce genre de groupes et on remarque d’ailleurs que rien n’a vraiment changé, les anti-fans et les sasaeng sont encore présentes de nos jours.

Les premiers épisodes m’ont beaucoup fait penser à Operation Proposal, avec les mauvais côtés en moins évidemment. J’y ai retrouvé cette même histoire d’amour entre deux amis d’enfance, le même prof-rival, et surtout cette même ambiance portée par une bande d’amis plus vrais que nature et aux relations tellement humaines et franches. Il est rare de trouver aussi peu de tabous dans un drama; des règles aux rêves érotiques, tout les sujets y passent avec un naturel peu habituel. Tout comme la présence de vrais baisers, parce que oui c’est important, c’est devenu un peu plus fréquent maintenant mais ce n’est toujours pas systématique (pudeur oblige). Quoi qu’il en soit, il manque encore de simplicité et de réalisme de ce genre dans l’univers du drama coréen et les grosses chaines devraient prendre exemple sur Reply 1997.

Les personnages sont si bien écrits et si vivants que j’ai réellement eu l’impression de les connaitre depuis une éternité, et encore maintenant je ressens envers eux un amour immense. J’ai aimé chacun d’entre eux, même les plus inutiles, sans doute en raison du fait qu’on les voit grandir, et gagner en maturité. Ce qui permet également de se sentir proche des protagonistes et cette façon très naturelle que l’on a d’être intégré à leur vie quotidienne. Une vie quotidienne banale mais tellement réaliste et envoûtante.

Sung Si Won a conquis mon coeur dés le premier épisode et les côtés de sa personnalité que j’aurai pu détester en temps normal ne l’on rendu que plus attachante. Si Won est tout d’abord une fille fanatique et hystérique. Elle est fan du groupe H.O.T, LE groupe précurseur du genre, et plus particulièrement de « Tony Oppa saranghae », sa raison de vivre. Mais notre héroïne est aussi violente, pleine de vivacité et d’amour pour ses proches. Si Won est une lycéenne immature dont la franchise peut blesser certains et j’ai beaucoup aimé assister à la façon dont elle a grandi et évolué sans pour autant perdre ce qu’elle était avant. J’ai également aimé la façon qu’elle avait de toujours profiter de l’instant présent ainsi que son côté téméraire. Engager Jung Eun Ji pour jouer le rôle principal de Reply 1997 avait pour but principal la promotion du groupe A-Pink et je pense que c’était un choix risqué, mais j’ai été incroyablement surprise par la prestation d’Eun Ji. Son interprétation est vraiment génialissime, pleine d’énergie et très mature. Si je dois la retrouver un jour dans un autre drama, ce sera avec grand plaisir.

 Et puis en face nous avons  Yoon Yoon Jae, le meilleur ami de Si Won qui représente en quelque sorte l’homme parfait: fidèle, attentionné, patient, premier de la classe… seulement voilà, tout le monde en a conscience sauf la meilleure amis en question pour qui notre héros a des sentiments. La relation entre les deux personnages principaux n’est pas parfaite, elle connait ses hauts et ses bas, mais j’ai trouvé que leurs deux personnalités complètement opposées formaient un merveilleux duo complémentaire et que leur connaissance parfaite des habitudes et des goûts de l’autre était tout autant géniale. J’ai apprécié aussi la relation que Yoon Jae entretenait avec les parents de Si Won, cela donnait totalement l’impression qu’il faisait partie intégrante de la famille, ce qui est le cas d’ailleurs. L’interprétation de Seo In Guk est vraiment satisfaisante et il a donné un côté trés touchant à son personnage.

Kang Joon Hee quand à lui est mon plus gros coup de coeur du drama, mais en même temps, qui n’aime pas Kang Joon Hee? Il est le meilleur ami que l’on puisse avoir et il est sans doute le personnage le plus compréhensif du drama. Je pense que son parcours donne une belle leçon de vie, et malgré ses blessures il continue d’avancer sans sombrer dans le pathos. Et puis ça fait vraiment du bien pour une fois de voir l’homosexualité traitée de façon normale (chose peu commune puisque la plupart du temps, le personnage censé être gay est en réalité amoureux d’une fille travestie… hmm). J’ai vraiment trouvé que son amour pour Yoon Jae était palpable et mlgré l’interprétation un peu faible de Hoya, j’ai été dans l’ensemble convaincue. J’ai été très touchée par son parcours et par son amitié avec Si Won qui était totalement géniale. cette dernière possède un côté garçon manqué qui contraste avec le côté plus délicat et réserve de Joon Hee, et ensemble il forment un des duos que j’ai le plus aimé.

Vient ensuite un personnage qui ne tient lui aussi à coeur,  je veux bien sûr parler de Tae Woong que j’ai littéralement adoré. Il est un des professeurs du lycée de Yoon Jae et de toute la bande et j’ai absolument aimé la manière qu’il avait de se préoccuper de ses élèves, toujours avec beaucoup de sarcasme. Son passé est relativement douloureux et son personnage m’a énormément touchée. Son amour pour son frère qu’il a pratiquement élevé, celui pour Si Won, son histoire, sa maturité intellectuelle, absolument tout les cotés de sa personnalité m’ont fait accrocher au personnage. Pour dire, j’ai même souhaité à un moment qu’il soit le choix final que Si Won.

Puis il y a la seconde fille du groupe, Mo Yoo Jung qui est semblable à Si Won (pas étonnant qu’elle soient  amies) pour son côté fan hystérique mais qui est en revanche beaucoup moins fidèle que cette dernière. Que ce soit dans le choix du groupe qu’elle supporte ou concernant ses choix quotidiens, elle change d’avis comme de coiffure et représente parfaitement l’adolescent volage. Celui qui s’intéresse et se désintéresse de tout en un rien de temps. Elle possède également un côté à la fois excentrique, un peu énervant et quelque peu déroutant.

J’ai trouvé la romance entre Do Hak Chan et Yoo Jung à la fois mignonne et peu exploitée, mais je ne m’en plaindrai pas. Hak Chan est un garçon qui ne connait les filles qu’à travers le porno et il en est d’ailleurs le fournisseur officiel pour ses camarades de classe. Bien que son personnage soit légèrement exagéré, il représente exactement le lycéen dans toute sa splendeur. Au contact de Yoo Jung dont il est tombé amoureux, il va petit à petit faire des efforts afin de « guérir » sa crainte des femmes et de lui prouver qu’elle peut lui faire confiance. Je trouve tout de même dommage que l’interprétation d’Eun Ji Won ait été aussi médiocre, car cela m’a fait perdre de l’intérêt pour son personnage.

Et pour compléter cette joyeuse troupe, nous avons Bang Sung Jae qui est le personnage sur qui j’ai le moins de choses à dire, sans doute car il est celui qui est le moins exploité dans le drama. Je ne vois pourtant absolument pas le l’histoire sans lui et il complète de façon très exubérante la bande. Sung Jae est le bavard du groupe, celui qui sait tout sur tout et qui le fait souvent savoir à son entourage. C’est aussi celui qui se prend régulièrement des râteaux et qui a un petit côté a côté de la plaque (justement) . Bref, Sung Jae, c’est celui qui rend la groupe vivant et qui l’empêche de tomber dans la monotonie. Peut-on dire qu’il fait office de mascotte…

Toute cette bande d’amis est inoubliable et elle me manque déjà.

Les parents de Si Won ajoutent eux aussi une touche de fantaisie, et au fur et à mesure que l’on apprend à les connaitre, on comprend par la même occasion pourquoi leur fille est ainsi. J’ai beaucoup aimé l’idée que les amis de Si Won viennent régulièrement squatter chez eux. J’ai notamment en tête la scène du match de foot qui est particulièrement mémorable et que j’ai vécu de façon aussi intense qu’ils le vivent eux même. Dans ce genres de passages, on sent vraiment la joie transpirer de tout les côtés. Je ne sais pas si c’est spécifique à Busan ou si c’est plutôt une question d’époque, mais j’ai trouvé que l’ambiance générale était vraiment agréable. Tout les personnages donnent l’impression d’être une immense famille dont on aimerait faire partie. Le lien entre la famille de Si Won et celle de Yoon Jae était tout particulièrement touchant.

Le drama a réellement le sens du suspens et même si la fin est plus qu’évidente, j’ai douté jusqu’à la fin du choix final de Si Won ainsi que du dénouement de l’histoire (Mais quand j’y repense, ce devait plus être de l’espérance qu’autre chose, j’étais vraiment triste pour Tae Woong). Le scénario passant du présent au passé à un passé encore antérieur, aide à cultiver ce suspens mais aussi à montrer à quel point les souvenirs de jeunesses des personnages sont précieux et inoubliables pour eux. Il est important de se rappeler de ses bon autant que de ses mauvais souvenirs car ils nous aident à devenir ce que l’on est. En vérité, l’histoire n’est pas très complexe et il ne se passe finalement pas grand chose au bout de 16 épisodes. On suit seulement la vie de garçons et de filles qui deviennent petit à petit des hommes et des femmes, leurs amitiés, leurs amours, leurs joies, leurs peines et au final j’ai ris avec eux, j’ai pleuré avec eux, j’ai attendu avec eux et j’ai vécu avec eux.

Il faut noter aussi qu’avec son format sitcom, Reply 1997 a réalisé des taux d’audiences ayant atteints jusque 9,47%, ce qui est vraiment révolutionnaire pour une chaîne du câble et c’est plus que mérité. Après Queen In Hyun’s Man et Shut Up! Flower Boys Band, tnN prouve une fois de plus qu’elle est une chaîne à surveiller de prés et qui ne se contente pas de calquer les clichés auxquels on est généralement habitué. J’espère d’ailleurs que d’autres chaînes prendront bientôt exemple sur ce genre de shows plus intimistes et réaliste.

En réalité, j’adore tout ce qui fait un peu vieillot. Dés que l’intrigue d’un drama se déroule avant les années 2000 je suis immédiatement intéressée, et vous imaginez bien qu’avec Reply 1997 j’ai été magnifiquement servie. L’OST amplifie énormément le côté rétro et j’en suis même venue à apprécier la chanson Warrior’s Descendant (전사의 후예) de H.O.T (moi qui n’aime pas la Kpop…) tellement la musique fait partie intégrante de l’histoire et du quotidien des personnages.

Au final, Reply 1997 est un drama vivant, humain et sans clichés, qui compte parmi mes plus beaux coups de coeur et même s’il est parfois un peu maladroit dans sa réalisation ainsi que dans sa mise en scène, il n’en reste pas moins inoubliable. l’histoire est belle, le domaine relationnel entre les protagonistes est touchant et l’ensemble transmet une sensibilité très particulière. Reply 1997 est définitivement un drama à ne pas louper et si vous ne tombez pas amoureux de cette grande famille symbolique que constituent les personnages, c’est qu’il y a vraiment un problème…

L’actualité drama en MV: Septembre (Partie 2)

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Nice Guy (차칸남자)

Cause it isn’t over yet (par Svetik)

Épisodes 1 à 4.

You Gotta Go (par Lolla0ksw)

Épisodes 1 & 2.


 

Arang and the Magistrate (아랑사또전) 

Narcissistic Cannibal (par Naatthaaliie)


 

Faith (신의)

Dance with the Devil (par Tvenjonson)

Épisodes 7 et 8.

Echo (par Dorragul)


 

Vampire Prosecutor (뱀파이어 검사)

La première saison en attendant de pouvoir visionner la seconde…

Fight Inside (par Svetik)


1 Night 2 Days Saison 2: Episode 22

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Suite et fin du voyage spécial émigrés coréens et je dois dire que l’actualité se sent énormément dans cet épisode (c’est à dire les jeux olympiques et le 67ème anniversaire de la libération de la Corée). Au final, ce onzième voyage aura reposé mes zygomatiques mis à part pour quelques moments vraiment hilarants, mais la fin des vacances va sans doute donner au Directeur Bird de nouvelles idées nous promettant de beaux fous-rires.

Episode diffusé le 12 Août 2012. 

Voyage spécial été N°2 – Partie 2: « Nous sommes Coréens »

Nous retrouvons donc nos sept membres, chacun accompagné de son coéquipier. Dans la première partie de ce voyage, nous les avions laissés à leurs missions en duo.

Nous retrouvons d’abord Tae Hyun et Jong Myeon pour leur mission « Gunja Village mission Water Theater » et je constate que le fun est de retour. Les deux doivent faire la reconstitution une histoire traditionnelle coréenne (celle d’Heung Bu et de Nol Bu) tout en y intégrant des actes quelque peu étranges. Parmi ceux-ci, nous retrouvons la trompe de l’éléphant (le principe est de se boucher le nez et de tourner sur soi-même), mais aussi une chorégraphie, une petite roulade, une claque pleine de riz et ainsi de suite. Le duo ne doit pas commettre d’erreurs ou bien le staff les arrosent au moyen de pistolets à eau (haha) et il leur faut recommencer depuis le début. Au bout de 2 heures, ils finissent par réussir leurs trois actes et gagnent ainsi leur indice: un dessin représentant un triangle, une barre et un carré. Pas très éclairant puisque Tae Hyun finit par envoyer l’indice à Seung Woo afin d’y voir plus clair.

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Nice Guy: Premières impressions (Ep. 1-2)

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 Récap rapide des deux premiers épisodes:

Le premier épisode s’ouvre sur Kang Ma Ru (Song Joong Ki), qui travail dans un hôpital en tant qu’interne. Après avoir passé une journée particulièrement mauvaise, il rentre chez lui et retrouve sa soeur malade. C’est à ce moment qu’il reçoit un appel paniqué de Jae Hee (Park Shi Yeon) qui lui demande de venir sauver quelqu’un. Ma Ru se dépêche de la rejoindre et découvre alors que l’homme en question est déjà mort, mais aussi que c’est Jae Hee qui l’a tué. Afin de ne pas mettre en péril la carrière de journaliste de la femme qu’il aime, Ma Ru décide de porter le chapeau et il est condamné à 5 ans de prison.

Scène suivante, on découvre Eun Ki (Moon Chae Won) qui propose à un homme qu’elle appelle Dircteur Choi de le ramener chez lui. Il se trouve qu’elle est son superviseur et elle fait tout le long du trajet valoir ses droits (les employés ne semblent pas apprécier qu’une femme de 23 ans ait ce poste). On retrouve alors Jae Hee qui se jette dans les bras du père d’Eun Ki tout en disant qu’il n’imagine même pas jusqu’où elle est allée pour lui. Eun Ki et le Directeur Choi qui sont arrivés à destination assitent évidemment à la scène.

Six ans plus tard, Ma Ru est sorti de prison et il joint les deux bouts afin de payer les frais d’hôpitaux de sa soeur. Eun Ki quant à elle travaille toujours très activement dans l’entreprise de son père et on la retrouve en compagnie de son avocat Park Joon Ha (Lee Sang Yeob) qui parait-il est gay (parait-il…).

Tout ce petit monde vaque à ses occupations et nous nous retrouvons dans un avion dans lequel Eun Ki fait une crise. N’ayant pas de médecin à bord, Kang Ma Ru qui s’y trouve (par hasard) également décide à contre coeur de l’examiner. Il demande alors qui est le tuteur de la jeune femme et se retrouve pétrifié lorsque celui-ci arrive. La tutrice n’est nulle autre que Jae Hee qui s’est mariée au père d’Eun Ki et qui à même un enfant.

Le deuxième épisode débute par cette confrontation et après quelles paroles sans chaleur, Ma Ru finit par stabiliser l’état d’Eun Ki et par rejoindre son siège, visiblement sous le choc.

Une fois arrivés, Jae Gil, l’ami de Ma Ru (qui était avec lui dans l’avion), dit à ce dernier qu’il lui avait bien dit qu’il y avait de rumeurs comme quoi Jae Hee avait épousé un homme d’affaires, mais il est encore sous le choc, ne veut rien entendre et se dirige vers l’hôpital pour y retrouver sa soeur. Vient alors un flash back dans lequel on retrouve Ma Ru et Jar Hee à la période où ils préparaient leurs concours de médecine/journalisme, période où ils avaient commencé à sortir ensemble.

Retour au passé où Eun Ki se demande comment est-ce que Jae Hee peut bien connaitre le pseudo médecin qui l’a sauvée. Jae Hee, elle, retourne dans son ancien quartier, là où habite Ma Ru et y rencontre Jae Gil qui lui expose la situation. La jeune femme mal à l’aise laisse alors une grosse somme d’argent pour son ancien amant et rentre chez elle.

Une fois rentrée, elle tombe sur Eun Ki qui a tout découvert à propos de la somme d’argent et qui lui demande de s’expliquer. La confrontation est électrique et Jae Hee annonce que c’est la moindre des choses que de remercier le sauveur de sa « fille ». Mais la fille en question n’est pas convaincue et Jae Hee finit par dire que Ma Ru était au courant d’un scandal concernant Eun Ki et qu’elle avait donc acheté son silence.

Un nouveau flash back apparaît dans lequel on découvre que Eun Ki avait pris à l’époque la responsabilité d’une histoire de drogue pour sauver l’homme qu’elle aimait. Eun Ki décide alors de porter plainte contre Ma Ru pour chantage et ce, sous le nom de Jae Hee.

Ma Ru est donc arrêté et s’ensuit une confrontation au commissariat entre l’accusé et Jae Hee. Cette dernière à cédé à la pression de sa belle fille et confirme que Ma Ru lui a fait du chantage. Celui-ci se décompose sur place, de plus qu’il avait quelques temps plus tôt redéposé l’argent dans la boîte aux lettres de son propriétaire initial.

Vient ensuite une confrontation entre Eun Ki et son père qui ne sont absolument pas d’accord sur la façon de gérer l’entreprise de cosmétiques, puis une autre entre la belle fille et la belle mère (on commence à être habitué). Cette dernière annonce alors qu’elle à bien porté plainte et qu’elle à également récupéré l’argent. Mais la guerre n’est pas terminée…

Ma Ru passe toute la nuit en prison et il est relâché le lendemain, faute de preuves. En rentrant chez lui il apprend que sa soeur est de nouveau à l’hôpital. Des yeux, déterminés  la vengeance peut commencer…

L’épisode se termine par une balade en moto. Ma Ru et Eun Ki se retrouvent (encore par hasard) sur le même chemin, font une course, se percutent, Eun Ki bascule dans un ravin et Ma Ru attrape sa main au dernier moment, l’empêchant ainsi de tomber.

Impressions

🌑🌑🌑🌕🌕

Il faut bien l’avouer, je me suis complètement laissée séduire par le ton à la fois sombre et mélancolique de Nice Guy. Une fois l’épisode pilote finit, je n’ai eu qu’une seule envie, connaitre la suite. Non, ce que laisse entre-apercevoir le drama n’est pas exceptionnel, mais à défaut d’avoir un sujet original, Nice Guy dégage une atmosphère hautement prenante et des personnages principaux vraiment captivants. Et puis le casting aide beaucoup, le jeu des acteurs est tout bonnement brillant. Donc, Nice Guy ne se passe pas de clichés, ne présente pas quelque chose de spécialement innovant (du moins pour le moment), mais il a malgré tout réussi à retenir mon attention. Et puis de toute façon, rien que le fait de retrouver Moon Chae Won et Song Joong Ki  suffit à mon bonheur. La réalisation elle aussi, tout en restant discrète mais agréable, arrive à compenser le scénario mélo-puissance-mille.

L’ensemble des deux premiers épisodes était extrêmement condensé en informations. Le premier m’a tenue en haleine tout le long, enchaînant rapidement les situations dramatiques, alors que le second prend un rythme plus lent, nécessaire à l’évolution des personnages et à la formation des relations qu’ils entretiendront plus tard. Ce rythme nous permet aussi de comprendre petit à petit ce qui s’est passé durant les 5 ans où Ma Ru était en prison. J’aime cette façon que le drama a de nous laisser faire connaissance avec les personnages avant de les faire (violemment) se confronter.

Les mélos présentent la plupart du temps une période d’enfance de plusieurs épisodes, faisant office d’introduction et qui amène pièce par pièce les éléments constituants l’intrigue. Lee Kyung Hee part donc d’une forme complètement différente de Will It Snow For Christmas? par exemple (un de ses précédents dramas (et je viens d’ailleurs de me souvenir que Song Joong Ki y avait fait une apparition)). Bref, tout ça pour dire que ce drama est intéressant dans le sens où l’histoire ne semble pas avoir de début. Nous sommes plongés au beau milieu de l’intrigue et le passé nous est révélé au fur et à mesure. J’aime l’idée que rien ne nous soit donné facilement, il nous faut une vraie réflexion intérieure pour comprendre ce qui se passe dans la tête des protagonistes. J’aime aussi le fait que des informations soient suggérées par-ci par-là, nous obligeant à reconstituer nous même l’histoire. La réaction de Ma Ru et de Jae Hee lors de leur rencontre dans l’avion en est un bon exemple. On se rend compte à ce moment qu’il se retrouvent face à face pour la première fois depuis que Ma Ru est sorti de prison. Après c’est sûr que pour ce genre de dramas j’essaie la plupart du temps de garder mon sang froid et de ne pas crier à l’aberration devant l’enchaînement désespérant des évènements. (oui, je me dis parfois qu’il faut être un peu maso pour suivre ce genre d’histoires…).

Les mélodrames exposent systématiquement des personnages torturés et Nice Guy ne déroge pas à la règle. D’ailleurs, je me prépare déjà à m’arracher les cheveux devant la stupidité de certains personnages, ou devant le scénario complètement tordu que nous a préparé Lee Kyung Hee. Kang Ma Ru pour commencer est un personnage relativement joyeux qui va changer du tout au tout après avoir été trahis par la femme qu’il aime. Entre les problèmes de santé de sa soeur et son renvoi de l’hôpital dû à sa condamnation, il est le genre typique de personnage qui voit le sort s’acharner contre lui et je suis vraiment pressée de suivre sa lente descente vers le côté obscure de la force vers le chemin de la vengeance personnelle. La performance de Song Joong Ki est tout à fait remarquable et il arrive même à me faire oublier qu’il a joué des rôles totalement opposés à celui-là comme celui de Gu Yong Ha dans Sungkyungkwan Scandal. Vraiment fort le gars.

Eun Ki n’est pas du tout présentée au début de façon sympathique mais je suis immédiatement tombée amoureuse de son personnage, et puis je pense que son comportement hautain et capricieux est en réalité son moyen de garder la tête haute et de montrer qu’elle existe (surtout depuis le départ de sa mère). Moon Chae Won a toujours eu cette capacité de ne pas pouvoir me faire détester les personnages qu’elle incarne, qu’ils soient insupportables ou mauvais. J’avais par exemple été fascinée par son rôle dans Shining Inheritance. J’ai aussi été complètement absorbée par la tension qui se dégage lors de ses confrontions avec Jae Hee. Je trouve très intéressant le parallèle qui existe entre les deux personnages principaux; ils se sont tout deux sacrifiés pour la personne qu’ils aimaient sans rien recevoir en retour. C’est sans doute ce qui fait d’ailleurs de ses personnages deux personnes à caractère fort.

Je ne m’étendrai pas trop sur Jae Hee qui est pour le moment le personnage présentant le plus de mystères. Mystères qu’elle partage avec le père d’Eun Ki qui, je m’en doute bien, est l’élément déclencheur du meurtre commis par Jae Hee. Et je suis curieuse d’en savoir un peu plus.

J’ai tout de même trouvé que les passages d’une scène à l’autre n’étaient pas assez fluide et que cela donne l’impression de regarde les épisodes en avance rapide. Néanmoins, ma fascination pour les personnages principaux a largement contrebalancé ce défaut. En conclusion? Vite l’épisode 3, je je puisse retrouver Eun Ki et Ma Ru qui sont, il est vrai, le principal intérêt du drama et surtout que je puisse m’extasier devant la sublime Moon Chae Won.

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