Sword and Flower: Premières Impressions (Ep. 1-2)

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« les fleurs se fanent comme l’amour, seules les lames sont éternelles »

Je me suis toujours demandée ce que serait un été sans un bon sageuk intense ou épique (ou les deux tant qu’à faire) à se mettre sous la dent et j’espère que ce n’est pas encore cette année que j’aurai ma réponse. Je porte beaucoup d’espoir envers Sword and Flower car de un: le projet sur papier m’intéressait, et de deux: après visionnage des deux premiers épisodes (enfin maintenant trois) je me rends compte que le drama a réussi à me rendre curieuse. Tantôt septique, tantôt happée, j’en ressors finalement assez satisfaite. Drama je compte sur toi, tu as plutôt intérêt à ne pas faire n’importe quoi, hein!

Résumé des deux premiers épisodes, et un peu d’histoire

Sword and Flower, ou The Blade and Petal peu importe son nom, se déroule à l’époque du Koguryŏ (ou Goguryeo). Pour situer le contexte historique et géographique il faut savoir que du Ier siècle avant notre ère au VIIème siècle de notre ère, la péninsule Coréenne était principalement divisée en trois royaumes: le Silla et le Paekche au sud, le Koguryŏ au Nord, et que l’on appelle – à juste titre – cette période celle des Trois Royaumes. Le Koguryŏ était de loin celui dont le territoire était le plus étendu mais aussi celui qui était le plus proche de la frontière chinoise. La Chine qui portait à cette époque le nom de Dynastie des Tang et qui désirait avoir le pouvoir sur ses territoires voisins depuis plusieurs siècles décida de pousser l’offensive envers ces derniers. Par la suite les Trois Royaumes ne résistèrent pas aux attaques répétées des Tang, ils chutèrent les uns après les autres et finirent par s’unifier politiquement en 676, (Il faut également noter que le Koguryŏ est tombé à cause de l’alliance du Silla avec les Tang en 668). Mais ne rentrons pas trop dans les détails pour le moment.

Ainsi nous sommes autour de l’an 640, à un peu moins de 30 ans avant la chute du Koguryŏ, sous le règne de Wang Young Ryu, l’avant dernier roi du royaume, et le premier épisode débute par une embuscade impliquant la fille et le fils du monarque: la princesse Moo Young (Kim Ok Bin) et le prince héritier. Après avoir capturé un des agresseurs, le groupe royal rentre au palais mais avant de pouvoir se faire interroger le prisonnier se fait tuer d’un coup de flèche, lancée par un homme à l’allure de voyageur. Il s’agit de Yeon Choong (Uhm Tae Woong).  Pendant ce temps le roi s’entretient avec son conseil, la menace des Tang est imminente et le général Yeon Gaesomun ainsi qu’un certain nombre de conseillers font pression sur le roi pour qu’il prenne la décision de partir en guerre alors que celui-ci préfère réfléchir à une stratégie moins offensive. le général Gaesomun a indéniablement une influence importante au sein du conseil et il essaye également de remplacer le premier ministre actuel afin d’en choisir un autre qui serait dans son camps. On apprend aussi que c’est ce même général qui a organisé l’embuscade dans le but de tuer les enfants du roi et que celui qui a tué le prisonnier n’est autre que son fils illégitime qu’il a toujours renié et qui essaie de se faire reconnaître de son père.

Young Ryu et Gaesomun sont en opposition et leurs opinions divergent mais cela n’empêche évidemment pas leurs enfants respectifs de se rencontrer et ainsi, lors d’une ballade dans les rues de la ville, Yeon Choong et Moo Young se croisent et la curiosité qu’ils éprouvent l’un envers l’autre les fait se recroiser à plusieurs reprises. Yeon Choong connait la véritable identité de Moo Young mais l’inverse n’est pas vrai et lorsque cette dernière l’incite à utiliser ses talents à bon escient en devenant un garde du palais, Yeon Choong décide de passer le teste d’aptitude qu’il réussit pour le plus grand plaisir de la jeune princesse. En attendant, le conseil fait toujours pression sur le roi qui décide de terminer le mur à la frontière du royaume des Tang avant de partir en guerre. « Ce n’est pas les forts qui survivent mais ceux qui survivent qui sont fort« , annonce t-il.

Par la suite, le général Yeon Gaesomun organise avec succès l’assassinat du premier ministre alors qu’en parallèle les deux personnages principaux continuent de se côtoyer, commencent à s’attacher sérieusement (du moins concernant la princesse Moo Yeong) et la façon dont ils se regardent semble être largement significative.

Impressions

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Il est certain que depuis ses débuts Sword and Flower n’a pas reçu un très bon accueil et je trouve ça un peu dommage car le drama nous présente un travail très différent de ce que l’on nous propose habituellement en matière de sageuks, quelque chose d’indéfinissable en somme. Si on se base sur son premier épisode uniquement, le drama peut paraître étrange et c’est tout à fait compréhensible que certains aient été déroutés. Je trouve tout de même que Sword and Flower est intrigant et qu’il possède un côté insolite qui me pousse à le suivre. Je conseil donc de continuer au moins jusqu’au second épisode qui se trouve être meilleur que son prédécesseur et m’a incitée à continuer. Mais il n’empêche que je reste encore sur mes gardes car tout les aspects de la production ne sont pas engageant et il est possible que par la suite tout tourne au vinaigre. Le scénario n’est par moments pas assez explicatif et les personnages se retrouvent d’une situation à une autre sans que ça nous le soit réellement expliqué (comme par exemple la scène du sauvetage en mer). Ce n’est pas spécialement dérangeant pour l’instant mais c’est un élément qui peut par la suite devenir un défaut majeur.

Sword and Flower raconte l’histoire d’un amour impossible qui n’est pas sans rappeler celle de Roméo et Juliette et dans une moindre mesure celle de The Princess’ Man. Tout comme dans ces derniers, nos deux héros vont se retrouver impliqués dans la haine qui lie leurs deux familles, rendant ainsi impossible leur amour. Les deux premiers épisodes de Sword and Flower peuvent être découpés en deux parties bien distinctes aussi bien du point de vue du fond que de la forme. D’une part ces épisodes sont particulièrement axés sur le couple principal, leur rencontre et leur jeu du chat et la souris, tandis que d’autre part nous avons les conflits politiques qui se déroulent au palais. Dans les passages mettant en scène Moo Young et Yeon Choong on remarque qu’ils ne se font quasiment jamais face, ils s’observent l’un l’autre à tour de rôle. Ce sont des scènes vraiment belles et pleines de poésie mais pour les apprécier (tout comme pour le reste du drama) il faut d’abord apprécier la singularité de Sword and Flower (Je ne parle pas bien sûr de la scène connue sur la toile sous le nom de scène Spiderman qui pour le coup a vraiment un côté décalé, même si elle est visuellement très belle). Ceci dit le troisième épisode est moins grandiloquent et l’histoire se met enfin en place mais je n’en parlerai pas ici. Au niveau de l’intrigue politique on nous donne les informations nécessaires pour cerner le contexte dans lequel se trouvent les personnages et savoir qui est dans quel camps ainsi que leurs enjeux, seulement voila, on nous expose la position de chacun sans que grand chose n’avance par la suite et les deux rivaux se contentent principalement de lancer des « Partons en guerre » – « Non je désire la paix », ce qui peut éventuellement devenir lassant à la longue. (Mais encore une fois les choses commencent à bouger dans le troisième épisode).

Les personnages ne sont pour le moment pas encore très bien développés et à ce stade on n’arrive pas vraiment à se faire une idée de qui ils sont réellement, aussi bien les personnages principaux que les personnages secondaires. Il sont tous très mystérieux et ne semblent pas vouloir dévoiler trop rapidement leurs véritables pensées. Nous avons un casting solide à commencer par le duo principal composé de Kim Ok Bin et de Uhm Tae Woong qui jouent les rôles de Moo Young et Yeon Choong. Je trouve ce couple principal adorable; il ne s’adresse pas la parole pendant l’intégralité du premier épisode mais je trouve la façon dont ils se cherchent et se trouvent absolument charmante. Pas de première confrontation brutale comme on a l’habitude d’en voir dans les dramas mais seulement des regards, des sourires, cela rend la romance potentiellement vraie et naturelle. Et même si l’automatique affection de Moo Young pour Yeon Choong me semble quelque peu rapide, j’apprécie le fait qu’elle assume ses sentiments dès le début et qu’elle ne le cache pas.

Je dirais même que j’apprécie tout simplement le personnage de Moo Young, c’est une guerrière qui possède un petit côté fleur bleue. Elle est rationnelle mais elle a aussi le temps d’être une vraie princesse qui piste l’élu de son cœur. C’est pour cela que je suis curieuse de voir comment elle va réagir entre sa relation amoureuse et la vengeance de son père. J’apprécie aussi le fait que malgré son jeune âge et son statut de femme (avouez que les Coréens sont parfois bien misogynes…) Moo Young soit respectée et écoutée au sein du palais. Elle aime sa famille et tente de soutenir son père et son frère du mieux qu’elle peut, de façon totalement instinctive. Contrairement à Moo Young qui a vécu dans l’affection familiale, Yeon Choong n’a pas eu une enfance tranquille. Enfant d’une esclave et d’un père qui ne reconnait pas son existence, il oeuvre pour se faire une place dans ce monde quitte à aller contre ses habitudes et en fin de compte je pense que c’est sa nature insondable qui a attiré l’attention de Moo Young.

Le roi Wang Young Ryu et le général Yeon Gaesomun, respectivement joués par Kim Young Chul et Choi Min Soo, possèdent quand à eux une forte identité et les antagonistes qui gravitent autour d’eux comme par exemple le cousin royal sont également intéressants dans leurs doutes et les raisons de leurs choix. La série m’emmène ou elle veut si tout les personnages continuent à avoir du potentiel. Les « gentils » se montrent intransigeants et les « méchants » sont pour le moment intrigants dans la voie qu’ils ont choisi.

D’un point de vue cinématographique Sword and Flower est irréprochable. Kim Yong Soo arrive à créer un rendu différent de ses travaux précédents mais on perçoit nettement sa patte et je ressens le même émerveillement que lorsque j’étais devant White Christmas. On est loin du visuel épuré de ce dernier mais le talent du réalisateur pour la mise en scène ne l’a pas quitté. Il use encore une fois beaucoup de la plongée ainsi que de la contre plongée, ce qui lui donne un caractère assez avant gardiste. L’espace est également bien exploité et on retrouve l’influence des films d’arts martiaux et des westerns; c’est un curieux mélange je vous l’accorde.

Le drama et notamment le premier épisode ne possède pas beaucoup de dialogues, surtout lors des scènes impliquant le couple principal, ce dernier préférant se regarder dans le blanc des yeux plutôt que d’entamer une conversation. Ce n’est pas un reproche bien au contraire car je perçois cela comme une démarche poétique, mais malheureusement au lieu d’utiliser le silence crée par l’absence de paroles de façon intelligente, l’équipe a préféré le meubler par une bande sonore omniprésente. On passe ainsi d’une musique à une autre sans que celles-ci soient appropriées à la scène (sauf rares exceptions). C’est un des défauts qui m’a le plus énervée, je trouve l’Ost trop éclectique, trop présent, et ça gâche le potentiel de la réalisation. Le second épisode en revanche lambine un peu moins sur la musique et trouve un meilleur équilibre mais pour combien de temps encore?

Le drama arrive à insuffler aux scènes entre Moo Young et Yeon Choong beaucoup de douceur qui contraste avec les scènes traitant l’intrigue politique. Celles-ci sont sombres, les ombres se font menaçantes, et par opposition les moments où le (futur) couple principal apparaît sont lumineux et colorés (c’est alors que les pétales volent et nous voici dans une ambiance de mauvais conte de fées…). C’est également une réalisation qui cultive le suspense en n’hésitant pas à monter des scènes lentes qui semblent défiler au ralenti, qui n’ont qu’un but esthétique et qui ne font pas avancer l’intrigue. Ça peut être frustrant comme captivant. Ce procédé a quand même l’avantage d’insister sur les réactions de chaque protagoniste et pour ma part j’aime beaucoup le fait que la plupart des pensées des personnages soient exprimées à travers l’expression de leur visage plutôt qu’avec leurs paroles. Encore une fois le second épisode est beaucoup plus dosé de ce coté là (cette fois-ci certaines scènes sont même trop vites agencées) comparé au premier avec lequel le réalisateur a voulu nous en mettre trop plein la vue. Bref, je me rends compte que je n’ai pratiquement parlé que de ce qui touche à la réalisation et que je pourrais encore en parler pendant longtemps, mais c’est parce que cette réalisation est ce qui m’a le plus marquée, ce qui est le plus présent dans ce début de drama et que tout le reste se repose sur ce point dominant. L’intrigue est pour le moment à peine esquissée, et les personnages pas entièrement développés.

Verdict

Concernant Sword and Flower tout n’est pas encore joué et je reste sur mes gardes, le premier épisode notamment ne m’avait pas entièrement convaincue à cause de son côté un peu trop excessif par moments et même si la suite est moins grandiloquente nous ne sommes pas à l’abris d’un quelconque dérapage. Heureusement le troisième épisode me conforte dans l’idée qu’on est sur la bonne voie et je reste très intriguée par ce que nous réserve la suite. Ce drama divise les foules et je ne pourrais moi même pas vous le conseiller ou déconseiller car je pense que chacun va l’apprécier et l’appréhender à sa manière. Il faut également noter que l’originalité du drama ne tient pas de son fond mais bien de sa forme. Pour ma part, je me suis probablement trompée d’adresse mais j’ai besoin d’une belle épopée épique et je veux un spectacle grandiose alors s’il vous plait, faites en sorte que Sword and Flower ne se plante pas et soit jusqu’au bout ne serait-ce que satisfaisant.

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Jang Ok Jeong, Live in Love // 장옥정, 사랑에 살다

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Année:  2013
 Pays:  Corée du Sud
 Genre:  Historique, Romance, Drame
 Nombre d’épisodes:  24
 Chaîne de diffusion:  SBS
 Réalisateur:  Bu Seong Cheol 부성철  (My Girlfriend is a Gumiho)
 Scénariste:  Choi Jeong Mi 최정미

Casting:
Kim Tae Hee 김태희:  Jang Ok Jeong
 Yoo Ah In 유아인:  Le roi Suk Jong
 Hong Soo Hyun 홍수현:  La reine In Hyeon
 Lee Sang Yeob 이상엽:  Le prince Dong Pyeong
 Jae Hee 재희:  Hyun Chi Soo

Mon Avis:

7/10

Jang Ok Jeong, Live in Love raconte l’histoire de Lady Jang, une célèbre concubine connue pour avoir été une femme fatale qui a séduit et manipulé le 19ème roi de Joseon: Suk Jong. Elle est un des personnages les plus discutés de l’Histoire coréenne et reste encore aujourd’hui très énigmatique. Ce qui m’avait intéressée au départ dans ce projet d’adaptation était l’idée que le scénario était tiré d’un roman de Choi Jung Mi et que cette dernière ne revendiquait en aucun cas son oeuvre comme étant un biopic. Bien au contraire l’auteure a pris la liberté de créer une fiction autour de ce personnage controversé. Au lieu de faire de Lady Jang une manipulatrice qui cherche à tout pris de devenir reine, elle en a fait une femme réellement amoureuse de son roi qui décide de franchir tous les obstacles afin de vivre aux côtés de celui qu’elle aime, et ceci au risque de commettre des actes quelque peu répréhensibles. En insérant des éléments plus modernes comme le contexte de la mode, Jang Ok Jeong, Live in Love m’apparaissait très intrigant et attrayant, alors qu’est-ce qui n’a finalement pas fonctionné dans ce drama?

Il m’est assez difficile d’écrire sur Jang Ok Jeong, Live in Love car j’ai adoré le début du drama avant que celui-ci n’ait été gâché par la tournure dont prennent ensuite les événements. Ainsi, les 10 premiers épisodes sont absolument géniaux et leurs défauts sont masqués par la romance adorable, l’histoire prenante et l’atmosphère envoûtante du drama, tandis que les 14 suivant nous servent du drame, les confrontations et encore du drame sans modération pour au final perdent complètement leur originalité. Il y a donc un problème d’inconstance dans le scénario que la force des personnages n’a pas réussi à contrebalancer. L’histoire devient inutilement lourde et nous sert beaucoup de redondances et de longueurs. En bref le drama a perdu à la longue son équilibre, et ce à cause d’un changement de scénariste en cours de route.

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En réalité, Jang Ok Jeong, Live in Love est très fatiguant car passés les 10 premiers épisodes le drama a perdu sa légèreté qui le rendait si sympathique. Ce n’est plus que conflits sur conflits et coups bas sur coups bas. Les rivales se disputent la place de reine mais il y a également les membres des famille qui portent leur dévolu sur l’une ou l’autre les candidates ce qui donne un joyeux champs de bataille. Le drama n’est pas arrivé à doser tous ces règlements de comptes et il est même allé à en faire une overdose. Un des grands changements en défaveur de Jang Ok Jeong, Live in Love est l’abandon à partir de la seconde moitié de tout ce qui avait attrait aux vêtements, à leur confection ainsi qu’à leur signification dans la société de l’époque. Je trouvais cette particularité bien exploitée et elle donnait à la réalisation de la matière pour être particulièrement inventive et esthétique; celle-ci étant devenue monotone à partir du 11ème épisode . J’ai retrouvé ce que j’avais commencé à écrire en prévention d’un bilan de mi-parcours lorsque j’en étais encore au 10ème épisode, et ça donne ça:

"Ah, Jang Ok Jeong, merci de répondre à mes envies furieuses de 
Sageuk que personne ces temps-ci n’a réussi à assouvir. 
Cela fait plusieurs semaines que je n'ai regardé aucun épisode, mais
c’est pour faire en sorte que les retrouvailles soient encore plus 
intenses. Jang Ok Jeong, Live In Love est le genre de drama 
qui continue d'être meilleur d’un épisode à l’autre, ce qui le rend 
hautement addictif."

Bien sûr beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis mais c’est ce genre de notes qui me rappellent à quel point Jang Ok Jeong, Live in Love a pu être génial. Je ne comprends pas pourquoi les producteurs ont par la suite décidé de retomber dans le classique alors qu’il y avait encore tant à exploiter avec les idées qu’ils avaient déjà diffusées. Le drama n’est pas devenu mauvais au point que j’arrête de le regarder mais la chute fût rude.

Mais à côté de ça Jang Ok Jeong, Live in Love raconte avant tout l’histoire D’Ok Jeong, une femme non pas comme l’Histoire avec un grand H la décrit, mais une femme souhaitant bousculer les codes de la hiérarchie et caractérisée par une dualité passionnante. Kim Tae Hee n’a pas eu un jeux parfait, il est difficile d’interpréter une femme de cette envergure, mais elle a fait preuve d’assez d’intensité pour en faire un personnage marquant que je n’oublierai pas de sitôt. A l’image de la série, Ok Jeong est un personnage que j’ai autant aimé que désapprouvé. Elle n’est pas comme les héroïnes que l’on a l’habitude de voir, elle désire par dessus tout vivre auprès du roi et elle est prête à tout pour atteindre son but. En bref elle ne se laisse pas marcher sur les pieds au risque de commettre des actes immoraux. C’est avec ce côté du personnage que j’ai eu un bocage, car même s’il est vrai que la singularité de l’héroïne est salutaire, j’ai du mal avec les personnages cruels qui rendent de cette manière ce qu’on leur inflige (il est vrai cependant qu’il n’y avait pas beaucoup d’autres solutions à cette époque).

Il m’a fallut beaucoup de temps pour m’habituer à la façon de faire d’Ok Jeong lorsqu’elle arrive au palais, ses décisions ne sont pas des plus innocentes et elle est très calculatrice. Mais c’est surtout le fait qu’elle n’assume parfois pas ses actes qui m’agaçait. A mes yeux ses raisons sont compréhensibles (elle veut protéger son amant et son fils), sa façon de faire un peu moins. Mais malgré ça, et comme je l’ai déjà dit précédemment, elle est un personnage fascinant qui évolue tout en restant elle même. Heureusement, au moment ou je ne pouvais plus moralement supporter ce que faisait Ok Jeong, une de ses réactions est venue tout remettre en doute. Il s’agit du moment ou elle force une servante du palais à prendre un breuvage qui l’empêchera de pouvoir tomber enceinte avant de finir par renoncer lorsqu’elle se rappelle le moment où on lui avait infligé la même chose. C’est dans ces rares moments qu’on se rappelle qu’elle est humaine et possède un minimum de morale. Lorsqu’elle se retrouve face a la cruauté et la reine mère ou de Choi Sook Bin qui s’était promis de devenir comme elle, Ok Jang prend conscience de la personne qu’elle est devenue et des erreurs qu’elle a pu commettre. Avec les années elle devient plus réfléchie.

Car ce qui motive Ok Jeong c’est uniquement l’amour et rien d’autre, un amour nourrit par une phrase prononcée par le roi, « Je ne lâcherai jamais ta main ». Suk Jong est homme qui se veut juste et sa plus grande faiblesse est justement Ok Jeong qu’il a rencontré lorsqu’ils étaient enfant et à qui il avait promis un futur loin de la précarité. C’est un personnage très mystérieux qui est tiraillé entre son devoir de monarque et son affection pour Ok Jeong. Il lui apparaît très vite que ces deux points sont loin d’être compatibles et Yoo Ah In s’est petit à petit approprié le rôle pour au final lui donner beaucoup de profondeur et de gravité. Une des choses que je ne peux pas nier est l’alchimie entre lui et Kim Tae Hee, il ressort toujours de leurs scènes un sentiment intense.

J’ai énormément aimé la reine In Hyeon, la principale rivale de Ok Jeong, sans doute même plus que cette dernière. Elle n’hésite pas elle aussi à faire des coups bas et son but est moins louable puisqu’elle cherche à monter sur le trône et non pas à gagner le cœur du roi, mais elle a une réserve et une rationalité qui me l’a presque immédiatement rendue digne d’intérêt. C’est également un personnage tragique, comme la plupart des protagonistes féminins d’ailleurs, et malgré le fait qu’elle ait la faveur du peuple ainsi que des Yangbans (nobles de l’époque), elle ne tiendra jusqu’à la fin que la seconde place. Malgré toutes ses stratégies je pense que c’est une femme profondément gentille et le fait de ne pas pouvoir avoir d’enfants la rend particulièrement envieuse et vulnérable. Au final c’est le sort qui fait devenir In Hyeon et Ok Jeong ennemies et si elles ne s’étaient pas rencontrées dans ce contexte elles auraient aisément pu devenir amies. Ces deux femmes peuvent facilement être comparées et on remarque qu’elles ont jusqu’à un certain point du respect l’une pour l’autre. Hong Soo Hyun a, comme à son habitude, fourni une interprétation correcte, elle a une certaine habilité à jouer ce genre de rôle.

Je n’ai pas grand chose à dire sur les autres personnages, ils ont pratiquement tous une place utile dans l’intrigue comme l’oncle d’Ok Jeong (j’ai d’ailleurs apprécié le parallèle fait entre sa fille et sa nièce) ou la grand mère du roi, mais je risquerais de n’embrouiller plus qu’autre chose à essayer de tirer le portrait de chacun. Je trouve seulement que le personnage du Prince Dong Pyeong n’a pas été complètement exploité (même si j’ai beaucoup aimé sa relation avec le Suk Jong) et que Chi Soo est définitivement un personnage inutile. Ah, et est-il utile de dire que j’ai profondément détesté Choi Sook Bin?

Mais je n’ai pas envie de terminer sur une note négative et il faut également que je parle des costumes. Je les ai trouvés particulièrement beaux, dans des tons tantôt vifs, tantôt pastels, ce qui est peu habituel et donne une atmosphère très douce et confortable au drama. Les hanboks ont plutôt tendance à présenter des couleurs flamboyantes et ces couleurs plus pâles donnent une réelle identité visuelle (du moins dans sa première moitié…). L’Ost instrumental est aussi très agréable bien que facilement oubliable.

Donc malgré le changement de direction que prend Jang Ok Jeong, Live in Love passé un certain nombre d’épisodes je n’en ai pas moins apprécié le visionnage mais ce jusqu’à un certain point. Je ne peux pas entièrement descendre ce drama car il possèdes des qualités qui certes sont gâchées par un revirement plus traditionnel mais qui sont tout de même non négligeables. Je pense notamment à la présence d’une héroïne atypique et passionnée ainsi que celle d’un panel d’autres femmes qui, misent au premier plan, prouvent que nous sommes loin d’être le sexe faible.

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Heartless City: Premières impressions (Ep. 1-6)

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Oui mes amis, j’ai enfin commencé Heartless City, pour le meilleur et pour le pire. A vrai dire je me suis faite spoiler je me suis spoilée toute seule sur les quatre premiers épisodes et j’ai donc décidé de me lancer sans plus tarder avant de commettre d’autres erreurs (oui parce que je ne me suis pas spoilée qu’une seule fois…). D’ailleurs si vous n’avez pas commencé le drama mais que vous comptez le faire dans un futur plus ou moins proche, je vous déconseille de lire ce qui suit.

Résumé rapide des six premiers épisodes, gros spoiler alert évidemment

Jung Shi Hyun et Ji Hyun Min sont deux hommes que tout oppose. Le premier est un gangster baignant dans le milieu de la drogue tandis que le second est un policier qui vient de décider de reprendre du service. Hyun Min est alors placé à la tête d’une unité spéciale ayant pour but d’attraper Scale, un mafieux qui tiendrait un rôle prédominant dans les trafiques de drogue qui se multiplient dans la ville. C’est alors que rentre en scène Shi Hyun, surnommé aussi Baksa Adeul (le Fils du Docteur), qui décide de monter un coup d’état contre Scale, qu’il servait jusqu’à présent, afin de mettre la main sur la drogue. S’interposant ainsi dans l’affaire de Hyun Min et de son unité, Shi Hyun devient le nouvel homme à abattre.

Afin de localiser leur cible, Hyun Min décide alors de laisser Lee Kyung Mi, qui n’est autre que sa future femme, s’infiltrer parmi les trafiquants. Mais au moment où elle met la main sur le fameux Baksa Adeul et découvre qu’il est un de ses amis d’enfance, la jeune policière se fait descendre par un sniper et Shi Hyun n’a pas d’autre choix que de prendre la fuite. Fou de douleur, Hyun Min ne pense qu’à sa vengeance et se jure de détruire Baksa Adeul, mais le chef d’unité n’est pas le seul à chercher réparation. Yoon Soo Min, une jeune femme qui a grandi dans le même orphelinat que Kyung Mi et qui la considérait comme sa sœur lui demande de la laisser prendre la relève de cette dernière en devenant un agent infiltré. Hyun Min accepte et entre temps nous apprenons que Shi Hyun, celui qui est devenu l’ennemi numéro un, est en réalité lui même un agent de police infiltré sous les ordres du chef Min Hong Ki, et ce depuis huit ans.

Mais peu importe la vérité, le plan de Hyun Min est en marche et il ne tarde pas à infiltrer Soo Min en prison afin que celle-ci se rapproche de Lee Jin Sook, une amie proche de Baksa Adeul. Après lui avoir sauvé la vie et l’avoir aidée à retrouver sa liberté, Soo Min est prise sous l’aile de Jin Sook qui l’aide à son tour à sortir de prison. Malheureusement il se cache derrière la mort de Kyung Mi des choses bien moins évidentes et Hyun Min apprend ainsi que la jeune policière a été tuée par une personne de son propre camp, elle même menacée par un gangster connu sous le nom de Safari. (Ça va, pas trop mal au crâne?)

  Impressions

🌑🌑🌑🌑🌕

C’est indéniable, Heartless City présente un très bon début et je suis contente d’avoir pris mon temps avant de commencer ce drama car je pense que ça aurait été dur de regarder ces six épisodes étalés sur une période de trois semaines. On nous lance dés les premières secondes dans l’action et on comprend très vite dans quel monde Heartless City veut nous emmener. Un monde où chacun tente de survivre, de se faire une place de choix et d’atteindre son but par n’importe quel moyen. Trafiquants, drogués et forces spéciales cohabitent dangereusement dans cette ville menaçante, certains cherchent la justice, d’autres un statut de leader ou encore la vengeance, et les confrontations qui en résultent sont fatales. Chacun agit suivant des intérêts qui lui sont propres et certaines motivations ne sont pour le moment pas encore claires. Pour faire court, Heartless City est un polar sombre qui assume totalement son rôle. La tension et la violence sont telles qu’elles mettent les spectateurs sous pression jusqu’à la dernière seconde. A ce jour 12 épisodes sont sortis et je comprends l’engouement général, le scénariste de Heartless City n’est pas allé pêcher dans la nouveauté mais il fait les choses bien. Le scénario est tellement dense qu’il ne nous donne aucun répit et j’apprécie spécialement le fait qu’aucune information ne nous soit donnée facilement.

Au bout de 6 épisodes nous venons à peine de quitter ce que je considère comme la phase d’introduction. Elle est assez longue ce qui n’est pas plus mal car cela a laissé le temps de montrer que les personnages que l’on croyait blancs ne le sont pas totalement et inversement. Ce côté de l’histoire me fait d’ailleurs fortement penser au twdrama Black and White qui porte pour le coup très bien son nom. Dans Heartless City donc, deux camps s’affrontent mais il existe aussi des conflits au sein même des alliances et ces conflits intérieurs sont tout aussi importants, voir même supérieurs. De plus, la constitution de ces deux camps est à ce stade encore très incertaine car chaque protagoniste possède une part secrète. Une des règles qu’il faut suivre dans le monde qui est dépeint ici est de ne faire confiance à personne, même pas à soi-même. Je trouve très intéressant de voir à quel point les apparences peuvent être trompeuses et comment des personnages comme Safari ont pu changer en une intervalle de 15 ans. Des agents infiltrés parmi les dealers, des taupes dans la police, des policiers amis avec des gangsters, toute logique est renversée et on peut pour le moment difficilement percevoir un dénouement heureux.

Heartless City marque le retour de Jung Kyung Ho après ses deux ans de service militaire et à l’instar de Kim Nam Gil (Shark) je suis très contente de son choix pour sa reprise en activité. Ce n’est pas systématique chez moi de m’impliquer autant dans dans le parcours d’un personnage et pour le coup mes sentiments sont en complète communion avec ceux de Shi Hyun. Lorsqu’il semble heureux (c’est rare), je le suis aussi et lorsqu’il pleure, je pleure. En fait ce personnage me fait beaucoup de mal parce que malgré son attachement envers certaines personnes, il est quelqu’un de seul depuis son enfance. J’ai tendance à beaucoup aimer les anti-héros et Shi Hyun (qui n’en est qu’à moitié un) m’a beaucoup touchée dans sa dualité ainsi que dans son histoire passée. Malgré la froideur et la cruauté de Baksa Adeul ( fils du Docteur/Shi Hyun), malgré le peu de scrupules qu’il a à user de la violence, j’ai dés le début souhaité qu’il atteigne ses objectifs, et même en ne sachant pas où est-ce qu’il nous menait, j’avais décidé de le suivre jusqu’en enfer s’il le fallait. Plus sérieusement, le personnage de Shi Hyun est tout simplement fascinant et on comprend au fur et à mesure la douleur et la solitude qui l’habitent.

Jung Kyung Ho a tellement de présence qu’il crève l’écran. Il y a peu d’acteurs qui peuvent avoir raison de moi comme ça mais Jung Kyung Ho en fait partie et ce depuis Time Between Dog and Wolf (ayant vu Sorry, I Love You après). Même s’il a grandi en tant qu’orphelin le scénariste n’en profite pas pour rajouter du tragique au personnage de Shi Hyun. On voit bien lors des flash-backs que Jin Sook joue pour lui le rôle d’une mère tandis que dans une moindre mesure Safari ainsi que le chef Min Hong Ki ont un rôle de figure paternelle, lui donnant ainsi un certain équilibre. Et même s’il affirme vouloir prendre sa revanche sur le monde ce n’est en aucun cas à cause d’un manque d’amour, il veut seulement bousculer ce monde peu reluisant. Il est difficile de comprendre ses motivations et de tout les personnages c’est lui le plus intéressant car il ne cesse de nous montrer des facettes complètement différentes et contradictoires de sa personnalité.

A l’inverse, je ne suis pas plus que ça emballée par Hyun Min et par sa quête de vengeance (on ne touche pas Baksa Adeul!). Lee Jae Yoon n’est vraiment pas mauvais mais c’est bien son personnage qui me bloque et en réalité Hyun Min me fait bien plus peur que Shi Hyun dans ses excès. Ce dernier possède un certain sang froid et un grand sens de la réflexion tandis que Hyun Min est au contraire horriblement impulsif et excessif. La mort de celle qu’il aimait et la vengeance qu’il cherche à accomplir nous montre à quel point il peut foncer tête baissée sans réfléchir aux conséquences. Il n’hésite pas par exemple à tirer sur une de ses collègues ou à envoyer une personne sans compétences en tant qu’agent infiltré.  Hyun Min ne pense qu’à lui et je remets grandement en doute sa place au sein de la police. Ceci dit je le déteste nullement, c’est un personnage torturé qui a perdu deux de ses proches à cause de la drogue (sont frère ayant eu des soucis avec également) et il cherche à tout prix réparation. Ce n’est plus avec sa tête qu’il réfléchit mais avec son cœur. Mais tout de même, je n’approuve aucune de ses décisions et pour la suite je préférerais qu’il revienne à la raison plutôt que le voir s’enfoncer de plus en plus dans les méandres de l’interdit et de l’immoralité.

J’ai également un peu de mal avec le personnage de Soo Min qui est en soi assez intéressant mais ce n’est pas une nouvelle, nous avons ici une erreur de casting et même si l’interprétation de Nam Gyu Ri n’est pas catastrophique il est dur de s’attacher à un personnage lorsque la performance de l’acteur n’est pas satisfaisante. Au final, Soo Min a pour le moment un rôle assez réduit et elle n’apparaît pas beaucoup à l’écran lors des quatre premiers épisodes mais je suis satisfaite de la tournure dont prennent ensuite les choses la concernant. Sa réussite à l’examen de police et sa volonté de venger elle même sa sœur ne m’avaient au départ pas trop plu mais son initiation en prison et son rapprochement avec Jin Sook me plaisent assez car ils créent un parallèle avec les débuts de Shi Hyun en tant qu’agent infiltré. Elle n’est pas aussi passive que ce que je m’imaginais et sa relation avec Hyun Min est intrigante. Je regrette d’autant plus le choix d’actrice que je suis persuadée de louper certains enjeux que représente le personnage. Par conséquent la romance ne m’enchante pas plus que ça et c’est bien dommage car je sais qu’elle est nécessaire à la suite du parcours que va effectuer Shi Hyun.

Je suis en revanche complètement enchantée par Jin Sook alias Imo – la « tante » de Shi Hyun. Elle est le genre de personnage qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui a plus d’un tour dans son sac, mais qui possède aussi un côté vulnérable qui la rend touchante. Elle fait assurément partie d’un milieu condamnable et peu recommandable mais je ne peux pas m’empêcher de lui souhaiter tout le bien du monde. Jin Sook est tout simplement classe et elle rivalise presque dans mon cœur avec Baksa Adeul, c’est pour dire. J’aime d’ailleurs la relation qu’elle entretient avec ce dernier.  Après la mort de la mère de Shi Hyun c’est elle qui s’est occupée de lui et on sent de façon indéniable la force de leur relation. Dans cette lignée, la relation que partage Shi Hyun avec Hyun Soo est également sincère et on découvre qu’au delà de son double jeu il tient réellement à lui. La scène où Hyun soo se fait poignarder et manque de mourir en est une preuve. A ce stade là la bromance m’intéresse tellement plus que la romance. On remarque aussi qu’il y a énormément de personnages dans Heartless City, ce qui rend le drama vivant et complexe, très complexe.

Je tire également mon chapeau au réalisateur, on retrouve dans la réalisation certains codes du film noir classique comme des jeux d’ombre et de lumière ou ou grand nombre de de scènes se déroulant de nuit. Les plans sont efficaces et alternent de façon équilibrée entre vues d’ensemble et vues rapprochées, et j’ai trouvé quelques mouvements de caméra très intéressants et peu habituels. Je dirais même que l’ambiance visuelle se rapproche énormément de celle des thrillers coréens comme I Saw the Devil (악마를 보았다), Old Boy (올드보이) ou encore A Bittersweet Life (달콤한 인생). Il y a cependant quelque chose que je trouve très frustrant, les lames de couteaux sont floutées (oui, floutées!). Ce doit être une histoire de censure, j’entends bien, mais pourquoi les armes à feu aurait-elles le doit d’apparaître à l’écran tandis que les armes blanches non? Quoi qu’il en soit, je trouve dommage de flouter un travail de réalisation car c’est une forme d’art parmi tant d’autres qui se doit d’être respectée, d’autant plus que la présence des couteaux est omniprésente dans Heartless City, ce qui rend la chose absolument pas discrète. En réalité ça donne plutôt l’impression que les personnages se font tuer à coup de morceaux de verre poli, haha. (Enfin après tout, Quentin Dupieux a bien mis en scène un pneu tueur…). L’OST est lui aussi satisfaisant, bien que pas toujours bien placé, mais ce n’est outre mesure pas très dérangeant.

Verdict

Au final, il y a beaucoup de potentiel et Heartless City bénéficie d’une narration rythmée, mais je souhaite juste que la série ne s’égare pas. Je suis plus que conquise par le personnage de Shi Hyun qui, il ne faut pas se le cacher, est le personnage central de l’histoire en raison de sa complexité et de son rôle dans l’intrigue. Il est assurément le personnage le plus complet et le plus intéressant de ce début de drama, mais je sais que les autres protagonistes et antagonistes ont encore un rôle à jouer. J’espère simplement que le rythme ne va pas s’essouffler et que la scénariste ne va pas chercher à en faire trop car elle a déjà suffisamment de matière pour nous perdre. La densité des intrigues et le fait que Heartless City ne sois pas investi qu’à moitié dans le registre noir, au risque d’un faire trop, est une grande force. Pour le moment c’est sur une bonne voie, les épisodes passent à une vitesse folle, la série est mature et le tout et assez solide pour passe outre les petites faiblesses. Si ça continue sur cette lancée, l’univers de la fiction coréenne ne pourra plus se passer des chaînes câblées (ici JTBC)… que dis-je, c’est déjà le cas et je plussoie.

Parce qu’on n’a jamais assez de Jung Kyung-Ho…

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L’actualité drama en MV: Juin

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En ce moment je ne trouve pas énormément de vidéos fan made qui me plaisent vraiment et ceci à mon grand désespoir car il y a pas mal de dramas qui me rendent complètement dingue. I Hear your Voice ou Itazura na Kiss par exemple et pour ne citer qu’eux. Après quelques frénétiques et vaines recherches j’ai quand même décidé de faire un article quitte à ne pas couvrir tout les dramas que je regarde en ce moment et ce à cause d’un MV de Monstar particulièrement magnifique que je voulais absolument partager. Ma plus grande frustration est de ne pas avoir trouvé de vidéo accrocheuse pour I Hear your Voice car ce dernier est devenu ma nouvelle obsession et que je voulais démontrer à quel point ce drama est parfait tout-ça-tout-ça (voilà chose faite). Sérieusement, je n’arrive pas à lui trouver de défaut et à ce stade là je voudrais qu’il dure éternellement. Ceci dit il n’est pas encore terminé et je ne désespère pas de trouver un de ces quatre la vidéo qui fera battre mon petit cœur.


Itazura na Kiss – Love in Tokyo (イタズラなKISS)

Itazura na Kiss et son épisode 10 auront réussi à me mettre dans tout mes états. L’épisode 9 était particulièrement lent et pauvre en scènes dynamiques et constructives mais le suivant a largement rattrapé la coup et je suis à présent sur un petit nuage tout rose. Je ne répéterai jamais assez à quel point ce drama est adorable et à quel point je deviens niaise lorsque je le regarde. Kotoko, Naoki, dorama, je vous aime.

Épisodes 1 à 4.

Épisodes 1 à 7

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Monstar (몬스타)

Comment peut-on déjà être arrivé à la moitié du drama? Monstar continue son ascension et j’aime de plus en plus les relations qui lient et que tissent les personnages. Seol Chan et Sun Woo, Gyu Dong et Do Nam, Sun Woo et Nana, Se Yi et Seol Chan… autant de duos qui font vivre le petit groupe et font remonter à la surface d’anciens conflits. Han Ji Wung, l’ami du père de Se Yi est également de plus en plus dévoilé et je commence fort à redouter sa confrontation avec cette dernière, à suivre. Sinon l’épisode 6 aura eu ma mort et plus particulièrement la confrontation entre Se Yi, Seol Chan et Sun Woo chez ce dernier. Drama, pourquoi es-tu aussi génial?

And I’m in love…

Épisodes 1 et 2.

Épisodes 1 à 3.

Épisodes 1 à 3.

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Jang Ok Jeong, Live in Love (장옥정, 사랑에 살다)

Ok Jeong mais que nous fais-tu là? C’est dur de voir un drama qui commençait si bien tomber peu à peu dans quelque chose de difficile à regarder. Certes il n’y a aucune surprise, Jang Hui Bin n’a jamais été connue pour être une femme des plus gentilles mais la voir manipuler tout le monde autour d’elle tout en affichant un sourire hypocrite à longueur de temps me la rend antipathique plus qu’autre chose. Je suis déçue car je trouvais que Jang Ok Jeong, Live in Love réussissait à rendre cette histoire pas très joyeuse assez plaisante et à créer une ambiance agréable. Mis à part ça c’est un vrai plaisir pour les yeux et j’ai rarement vu des hamboks aussi beaux.

Épisodes 1 à 8.

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Gu Family Book (구가의서)

Bon, Gu Family Book c’est terminé et si pour ma part je n’ai pas vraiment accroché il est clair que le drama a trouvé son public. Je suis presque déçue de ne pas avoir réussi à m’invertir dans l’histoire comme certains l’ont fait car en prenant un peu de recule je me rends compte que Gu Book possède quelques bons éléments et que je ressens presque une certaine tendresse envers les personnages. Je trouve que le dernier épisode est une belle conclusion. Un peu classique certes mais également un peu audacieuse, la fin aura été à l’image du drama.

Épisodes 1 à 24.

Épisodes 1 à 4.


Journal de visionnage du 12/06/2013 – Itazura Na Kiss, Shark, Can You Hear My Voice, Monstar, You’re the Best Lee Soon Shin, Gu Family Book

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Itazura Na Kiss ~ Love In Tokyo イタズラなKISS ~ Love In Tokyo

Épisodes 1 à 8 (sur 16)

🌑🌑🌑🌕🌕

Mais, mais… c’est trop mignon! (excusez-moi). Bon, il semblerait que les miracles existent, ou du moins les très bonnes surprises puisque des nombreuses adaptations télévisuelles du célèbre manga Itazura Na Kiss, aucune n’avait réussi à avoir mes faveurs. Je ne me souviens pratiquement plus de la version japonaise de 1996 mais je me souviens en revanche que je n’avais pas atteint la moitié du drorama. Je n’avais pas non plus pu aller au delà du premier épisode de la version taïwanaise et dans la version sud-coréenne Kotoko était tellement stupide que j’en étais venue à en avoir honte pour elle et que j’avais ainsi préféré arrêter de me torturer. Ça me fait d’ailleurs penser que je n’ai jamais pu finir l’anime non plus.  Donc, cette nouvelle adaptation est fraîche, drôle et surtout les personnages sont moins caricaturaux et beaucoup plus attachants que dans les versions précédentes; je n’en suis encore qu’à la moitié du dorama et pourtant j’appréhende déjà le moment où je devrai leur dire adieu. Miki Honoka et Furukawa Yuki qui jouent respectivement les rôles de Kotoko et de Naoki sont absolument adorables ensembles et on ne remet pas une seule seconde en doute leur romance. Tout les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires sont sympathiques et même le petit dernier de la famille Irie est moins pénible que prévu. Niveau scénario Itazura suit évidemment à la lettre la version papier que tout le monde connait, et pourtant il y a dans Love In Tokyo un charme particulier qui me donne l’impression de redécouvrir l’histoire d’un tout autre point de vue. L’épisode 8 marque un nouveau tournant du côté de Naoki, nous n’en sommes pas encore au stade du « je t’aime » mais nous avons enfin franchi l’étape du « je ne te déteste pas ». (Wahou, mais c’est qu’il se lâcherait presque le petit). Compte tenu de cela, j’espère que notre jeune homme sera plus réactif dans les prochains épisodes même si je me doute que ça va être laborieux. Pour résumer, ça faisait longtemps qu’une comédie japonaise m’avait autant fait m’investir, à tel point que j’ai presque l’impression de faire partie de cette famille que constituent les personnages.

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Shark 상어

Épisodes 1 à 4

🌑🌑🌓🌕🌕

Ça y est, la machine est lancée, pas encore à 100% mais nous sommes entre de bonnes mains et cela ne saurait tarder. Si le premier épisode de Shark était hautement satisfaisant, c’est grâce aux trois suivants que mon implication a été totale. L’ensemble est solide et complexe, et je suis plus que contente de retrouver Son Ye Jin et Kim Nam Gil après plusieurs années d’absence sur le petit écran, bien que j’ai eu un peu de mal à quitter le casting enfant. Il faut dire qu’un grand travail a été fait dans ces épisodes d’introduction que se soit au niveau de la narration ou de investissement des jeunes acteurs. Concernant le premier point, la scénariste Kim Ji Woo a pris le temps de présenter les personnages et de les laisser créer des liens, mais aussi de fixer certains enjeux et d’annoncer les confrontations futures. Quand au second, j’ai été complètement emballée par le jeu du casting enfant avec un bonus pour Kyung Soo Jin qui ressemble de manière très troublante à Son Ye Jin (Je viens d’ailleurs de regarder, elle n’est pas si jeune que ça puisqu’elle a quand même 25 ans!). Concernant la romance, ce n’est pas très original mais elle a le mérite d’être sincère et bien construite. On peut aussi remarquer la présence d’un univers symbolique qui donne le ton de ce revenge drama. Nous retrouvons la symbolique du requin qui, comme l’explique Yi Soo, est obligé de rester en mouvement pour rester en vie mais qui malgré cette faiblesse n’en reste pas moins un prédateur redoutable. Cette référence au requin est bien évidement un parallèle avec le futur Yi Soo, celui qui suite à la mort de son père et de son propre accident cherchera à se venger. Il y a également la présence du mythe d’Orphée qui pourrait fortement servir de modèle à la romance entre Yi Soo et Hae Woo. Pour le moment nous ne connaissons pas le véritable but du rapprochement de Yi Soo envers cette dernière, mais on peut se douter qu’il compte se servir d’elle pour atteindre sa famille, et il ne faut pas oublier que Hae Woo s’est à présent mariée sans que Yi Soo ne cherche à l’en empêcher. Ce détail est d’ailleurs assez surprenant, il est rare (voir même inédit) de voir dans un drama sud-coréen l’héroïne mariée à un homme qui n’est à la fois ni le héros, ni un personnage ennemi. Ce que j’apprécie également c’est que même si le drama suit le schéma classique de la revanche sud-coréenne, l’histoire n’en tombe pas pour autant dans le pathos, c’est un drame mais pas que, et Shark possède une identité, voir même des codes qui lui sont propres. Toutes les pièces s’agencent lentement mais surement, tout est fait pour que l’on s’attache aux personnages avant que les choses sérieuses ne commencent. Les aller-retours entre présent et passé permettent aussi de créer une atmosphère qui amplifie la tension et pique la curiosité du spectateur qui se pose alors la question « Comment les personnages en sont-t-il arrivés là? ».  Au niveau de l’OST c’est également une réussite, je suis très sensible aux bandes sonores et celle ci apporte une émotion et une intensité supplémentaire à ce que dégage déjà Shark.

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I Hear Your Voice 너의 목소리가 들려

Épisodes 1 à 4 (sur 18)

🌑🌑🌑🌑🌕

Tout d’abord, je ne savais absolument pas de quoi parlait I Hear your Voice avant de commencer le premier épisode. Il m’a donc fallu quelques minutes avant de comprendre que le personnage masculin principal avait la capacité d’entendre les pensées des personnes se trouvant autour de lui et je pense que c’est en partie grâce à cet effet de surprise que j’ai accroché dés le début. Nous connaissons bien le thème de la téléportation ou de l’échange de corps, mais celui de la télépathie n’a à ma connaissance pas encore été exploité ou alors très peu. Evidemment cet élément ne fait pas tout et n’est pas non plus le point central du drama (heureusement?), mais il est vrai que me prendre au dépourvu a souvent le don d’aiguiser ma curiosité. Mais commençons par le commencement. I Hear your Voice raconte l’histoire de Jang Hye Sung, une jeune avocate à la recherche d’un emploi et qui dans son enfance a assisté à l’assassinat du père de Park Soo Ha, un enfant télépathe. Décidant de témoigner au tribunal malgré les menaces de l’assassin à son égard, la jeune fille envoie ainsi en prison le meurtrier qui lui promet de se venger lorsqu’il sera libre. Des années plus tard, Park Soo Ha est un lycéen et il recherche désespérément celle qui lui a rendu justice afin de la protéger.  Hye Sung n’est pas une héroïne typique, elle est caractérielle, arrogante, ne supporte pas qu’on lui donne des ordres et n’est tendre avec personne, mais elle est honnête et c’est ce que j’aime chez elle. Elle a un long chemin à parcourir avant de devenir une bonne avocate et je suis curieuse d’assister à son évolution ainsi qu’à sa confrontation avec celle qui l’a faite renvoyer de l’école lorsqu’elle était plus jeune. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié la période d’enfance des personnages tout comme la façon dont elle a été intégrée dans la narration. C’est clair, c’est concis et elle constitue une introduction entraînante et accrocheuse. En face nous avons donc Soo Ha qui n’a pour le moment que le rôle du lycéen modèle, gentil et souriant mais qui, lorsqu’il s’associera à Hye Sung, devrait dévoiler (enfin je l’espère) une autre facette de sa personnalité. Et le quatuor est complété par un avocat et une procureure qui semble avoir des rôles prometteurs. Je trouve le drama très bien dosé, c’est un mélange de drame, de légèreté ainsi que d’enquêtes policières et la réalisation est elle aussi très intéressante. Elle possède une base lumineuse qui empêche les éléments plus sombres de l’histoire d’alourdir inutilement le drama. Je n’arrive pas en revanche à accrocher au couple principal. Peut être est-ce en raison du trop peu de scènes que partagent Lee Bo Young et Lee Jong Suk pendant ces deux premiers épisodes mais je suis dans tout les cas mitigée et même si l’alchimie entre eux n’est pas inexistante, je n’arrive pas à les imaginer ensemble. Mais je ne suis pas spécialement inquiète, le drama possède d’autres atouts et il a largement le temps de me prouver que j’ai tort. J’aime aussi beaucoup l’OST ou du moins ce que j’en ai entendu pour le moment, je trouve qu’elle s’intègre bien au reste de la production. I Hear your Voice ne sera peut être pas le drama de l’année (ou peut êtr que si) mais il est très engageant et j’ai suivi les deux premiers épisodes collée à mon écran, ce n’est pas brillant mais c’est hautement satisfaisant, distrayant et c’est un nouveau coup de cœur.

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Monstar 몬스타

Épisodes 3 et 4 (sur 12)

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Comme je l’ai déjà dit dans mes premières impressions, Monstar est une belle surprise qui sort des sentiers battus et le drama m’a fait d’autant meilleure impression que je n’attendais rien de spécial de sa part. J’avais peur au début que Monstar suive un schéma à la Dream High mais il est finalement plutôt de la trempe de What’s Up ou de Shut Up! Flower Boys Band, c’est à dire plus intimiste. Deux épisodes plus tard c’est toujours un plaisir de suivre les aventures et les mésaventures de cette bande d’ados vivant à travers la musique. Sans prétention, l’histoire avance et continue de nous dévoiler ses personnages. Ce qui rapproche Se Yi, Seol Chan, Seon Woo, Gyu Dong, Na Na et les autres sont principalement les blessures qu’ils gardent au fond d’eux et déjà maintenant il commencent à s’épanouir au contact des uns et des autres. C’est agréable de voir que tout les personnages sont exploités, leur vie et les liens qui les unissent pour certains nous sont dévoilés petit à petit ce qui permet à l’intrigue de se mettre en place de façon claire. Concernant les passages musicaux, ceux-ci sont toujours très bien placés, bien construits et c’est dans ces moments là que l’âme des personnages ressort le plus. Pour finir, Se Yi est toujours fidèle à elle même et ne s’est pas « ramollie » en cours de route, chose dont j’avais un tout petit peu peur,  Seol Chan devient de plus en plus attachant et j’apprécie aussi énormément Seon Woo. En fait je sens même le syndrome du second lead venir à grands pas. Bref, Monstar est meilleur à chaque nouvel épisode et c’est que du bonheur.

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You’re the Best, Lee Soon Shin 최고다 이순신

Épisodes 1 à 22 (sur 50)

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Si j’ai commencé You’re the Best, Lee Soon Shin au départ, c’est entièrement à cause de Jo Jung Suk… et si je le continue aujourd’hui, c’est presque entièrement à cause de Jo Jung Suk. (Oui je sais, je suis faible). Entre temps je me suis beaucoup attachée à Soon Shin et il est vrai que IU fait un travail plus que correcte au niveau de l’implication et de l’interprétation de son personnage. Si la plupart des personnages secondaires m’indiffèrent ou m’énervent tout particulièrement, la relation entre les deux personnages principaux a le mérite d’être une motivation suffisante à me faire oublier ce qui m’agace dans ce drama. Bien sûr j’étais prévenue, Lee Soon Shin est un dailydrama ce qui implique la présence d’un peu tout ce que l’on peut trouver de gênant dans un drama classique, mais de façon amplifiée puisqu’il y a suffisamment d’épisodes pour permettre aux scénaristes d’en remettre des couches et des couches. En ce qui concerne Lee Soon Shin, nous avons la mort du père de l’héroïne, une arnaque, des problèmes d’argent, un divorce, des individus qui ne savent pas tenir leur langue, des secrets de familles, des histoires d’abandon et d’adoption à n’en plus finir, bref un joyeux bordel et c’est justement tout ces aspect qui n’ennuient. Je voudrais également décerner une médaille à Song Mi Ryung et à Choi Yeon Ah qui, même si elle ne forment pas un véritable duo mère/fille, sont aussi détestables l’une que l’autre. Mais à côté de ça j’aime beaucoup You’re the Best Lee Soon Shin, vraiment. Si toute la partie traitant de la seconde et de la troisième génération n’arrive pas à m’intéresser, la première en revanche me plait énormément. Mis à part l’histoire de Soon Shin, il y a aussi celle de ses sœurs aînées et les romances qu’elles induisent sont totalement satisfaisantes. Donc au final, il y a du bon et du très mauvais dans You’re the Best, Lee Soon Shin, mais pour le moment je me vois sans problème continuer jusqu’au cinquantième épisode.

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Gu Family Book 구가의서

Episodes 1 à 18 (sur 24)

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Ô Soo Ryun, tu resteras pour moi l’héroïne de cette histoire…

Alors, que dire de Gu Family Book? La première chose qui me vient à l’esprit est: pourquoi est-ce-que je continue de suivre ce drama chaque semaine? Je ne ressens aucun investissement pour les personnages ainsi que pour l’histoire, et cette dernière me passionne tellement (notez le ton ironique) que je peine à me rappeler ce qu’il se passe d’une semaine à l’autre. Non pas que ce soit foncièrement mauvais mais c’est faible, c’est du déjà vu déguisé en nouveauté et j’ai l’impression que la scénariste ne fait aucun effort pour donner de la profondeur à ses personnages (Non mais sérieusement, qu’avez-vous fait à Sung Joon?). En réalité, mon cerveau finit toujours par se déconnecter avant la fin des épisodes et je sais pertinemment que si je m’arrêtais de suivre le drama au rythme de sa diffusion je n’aurais jamais le courage de le finir. C’est pour dire à quel point Suzy et compagnie me passent au dessus de la tête. Le seul personnage qui arrive à m’intéresser est Chun Soo Ryun (la propriétaire de la maison de gisaeng ci-dessus) et malheureusement on ne la voit que trop peu. Ce qui me passionnait le plus dans la première partie de Gu Family Book était les efforts que faisait Park Chung Jo pour devenir une artiste (ce tambour traditionnel est absolument impressionnant) ainsi que sa relation avec la mère des gisaengs, mais cette ambition a très vite été éclipsée et Chung Jo a été réduite au rôle de l’idiote qui prend peur lorsqu’elle découvre la véritable nature de Kang Chi (ça ne vous rappelle rien, vous qui avez regardé les deux premiers épisodes?). Et bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle, celle-ci devient jalouse lorsque celui qu’elle a rejeté part se consoler dans les bras d’une autre. C’est encore une chose que je reproche à Gu Family Book, l’histoire est trop prévisible, sans véritable saveur. Et pourtant, cela va paraître étrange après tout ce que je viens de dire, les épisodes ne sont pas un supplice. Certes le jeu de Suzy m’insupporte, certes je ne suis ni adepte de Lee Seung Gi, ni curieuse du devenir de Kang Chi et la romance me laisse de marbre, mais à côté de ça il y a un certain nombre de personnages que je trouve sympathiques (sans grand intérêt, mais tout de même sympathiques), l’intrigue ne reste pas statique et ces temps-ci certains passages son plutôt intéressants. C’est seulement qu’à mon sens il y a un trop grand potentiel gâché et que lorsque quelque chose n’est ni bon, ni complètement mauvais, c’est assez frustrant. Si j’avais été saine d’esprit j’aurais arrêté le drama au bout du quatrième épisode, mais ce n’est malheureusement pas le cas et en attendant la fin de Gu Family Book je vais tenter (encore une fois) de me convaincre de ne pas systématiquement finir au péril de ma vie les dramas que je commence (Oui When a Man Loves, c’est aussi à toi que je parle).

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Bilan

Je n’ai terminé en tout et pour tout que 5 dramas depuis le début de l’année et seulement 2 m’ont vraiment satisfaite, ce qui est vraiment peu quand je compare avec les années précédentes. Plus les mois passaient et plus je m’inquiétais de voir aussi peu de projets aboutis mais cette fin de mai/début juin aura réussi à me rassurer. Un certain nombre de dramas prometteurs sont lancés (Monstar, I Hear your Voice pour ne citer qu’eux) et juillet va nous rapporter du nouveau niveau sageuk (et un peu de soleil si possible?). Je suis également Jang Ok Jeong, Live in Love avec plaisir mais je n’ai regardé aucun épisode depuis plusieurs semaines et je préfère donc reprendre tranquillement le fil de l’histoire avant d’écrire mes impressions sur le drama.

Et le reste?

Il me reste encore à trouver une place dans mon emploi du temps pour Heartless City, et concernant Dating Agency: Cyrano, après visionnage des deux premiers épisodes je peux d’ores et déjà le retirer de la course.

 

Monstar: Premières impressions (Ep. 1-2)

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Impressions

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Et voici venir la petite surprise de Mnet. En lisant le synopsis pour la première fois je m’attendais à trouver l’histoire d’une énième idole populaire, arrogante et imbuvable à qui l’on oblige de suivre une scolarité. L’idole en question rencontrerait alors l’héroïne, jeune fille pure et innocente (et peut être un peu soumise cruche effacée). S’ensuivrait alors un rapprochement par la musique grâce auquel les deux protagonistes apprendraient à devenir plus humain pour l’un, et à s’affirmer pour l’autre. Autour de nos deux futurs tourtereaux graviteraient alors un certain nombre de personnages plus ou moins inutiles et stupides bla bla bla, enfin vous voyez le tableau. Mais c’était sans compter le fait que la chaîne de diffusion avait visiblement pour projet de présenter un drama possédant une identité propre, un peu dans la lignée de TvN, ladite chaîne qui a fait voir le jour à Queen In Hyun’s Man, Reply 1997, Shut Up! Flower Boy Band ou encore Harvest Villa pour ne citer qu’eux, et qui à de nombreuses reprises a réussie à insuffler une certaine humanité qui a rendu les personnages et les shows attachants et chaleureux.

Mais au final nous avons une idole presque arrogante, qui ne se croit pas totalement supérieure au reste du monde et qui est même relativement attentive à ce qui l’entoure. Quel choc ça a été pour moi de ne pas apercevoir mes poils s’hérisser à la découverte de Seol Chan, et quel mal de tête je me suis attrapé lorsque je me suis aperçue qu’au bout de deux épisodes je ressentais déjà de l’affection pour lui. Oui, j’ai été agréablement surprise que Monstar arrive à passer outre les clichés du personnage (parce que oui il en a, comme dans le reste de la série d’ailleurs) pour nous présenter un ado avec ses qualités, ses défauts et ses doutes. On voit bien que la scénariste essaie de casser les stéréotypes afin de nous rapprocher du héros, ce n’est pas un personnage sans cœur ou sans sentiments, et ça on s’en rend bien compte au fil de ses deux premiers épisodes.

En face nous avons Se Yi jouée par Ha Yun Soo que j’appelle désormais « la nouvelle inconnue au bataillon » et je dois avouer que c’est en grande partie grâce à elle que j’ai eu autant de plaisir à suivre ces deux premiers épisodes. C’est fou comment un si petit bout de femme (22 ans quand même, vu sa bouille je pense qu’il est nécessaire de le préciser) sans avoir un jeu exceptionnel peu dégager autant de charme. Et puis il est vrai que sa voix n’y est pas pour rien. Pour en revenir à notre héroïne donc, Se Yi n’est ni complètement gentille, ni complètement rebelle, elle n’est pas non plus entièrement effacée ou entièrement impulsive, elle est un peu tout ça à la fois sans aller dans les extrêmes. Jeune fille ayant vécu en Nouvelle Zélande au milieu des moutons (oui je sais…), elle représente une figure de la campagnarde que l’on n’a pas l’habitude de voir à Kdramaland. Inconsciemment cynique, sensible et censée,  la magie du personnage a opérée et a très vite fait de moi une adepte.

J’aime aussi la façon dont le drama a de présenter petit à petit ses personnages qu’ils soient principaux ou secondaires, chacun a sa propre personnalité, ses propres mystères et je suis curieuse d’en connaitre plus sur chacun d’eux, ce qui est un bon point. Et même si l’on retrouve les personnages types présents dans tout les school dramas, on sent que la scénariste fait l’effort de développer l’histoire de chaque antagoniste afin de les rendre vivants et intéressants. Celui qui est censé être le rival quand à lui n’est pas très présent pour le moment mais cela est en grande partie dû à son caractère. Plutôt réservé et discret Seon Wu a tout de même du potentiel et j’attends patiemment d’en apprendre plus sur son personnage

Si l’épisode pilote présente quelque chose d’honnête et d’engageant c’est le second qui m’a définitivement convertie. On rentre peu à peu dans l’intimité des personnages, dans leur quotidien et les événements ainsi que le côté relationnel sont rythmés de façon intelligente. Alors certes la trame principale ne casse pas trois pattes à un canard, mais Monstar arrive à un moment où il n’y a rien de très satisfaisant et c’est pour moi un des dramas les plus attractifs de ce « début » d’année. Les épisodes passent vraiment vites, ce qui est plutôt bon signe compte tenu du fait qu’ils durent environ 1h20. Le drama est dynamique, propose un pointe discrète d’humour qui marche bien, la mise en scène et la réalisation sont agréable et l’univers musical possède sa propre identité. Et j’aime aussi énormément la mise en scène. J’avais peur que Monstar soit plutôt accès, voir même trop, sur la Kpop mais il ressort finalement des passages musicaux un côté un peu plus plus indie ce qui n’et pas pour me déplaire. La présence de guitare sèche ou de violoncelle est un grand plus à l’atmosphère musicale, et puis honnêtement comment rester insensible face à ça:

Verdict

Donc sans être incroyable, le début de Monstar reste hautement satisfaisant et soigné, c’est un drama simple et sans prétention qui pour le moment suit son petit bonhomme de chemin. Il en ressort de la sensibilité, de la douceur, de la dureté aussi et un bon nombre d’ingrédients qui en font pour le moment un drama gagnant. Encore un tout petit effort et l’histoire décollera pour de bon, en attendant je vais de ce pas lancer le troisième épisode.

Bon et puis une petite dernière pour la route, parce que les moments musicaux sont vraiment réussis et rythment les épisodes de façon intelligente.

2012 c’est presque fini, je vous laisse la parole

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La fin de l’année arrive, et la fin du monde n’était finalement qu’un mirage (quel étonnement). Cette année me laisse à la fois un goût de satisfaction et de déception, sans doute dû à un trop peu de diversité (voyages dans le temps, médecine…). Quoi qu’il en soit, en attendant mon bilan de l’année, voici quelques sondages. Evidemment, hormis concernant la première question, je n’ai pris en compte que les dramas (coréens) que j’ai eu l’occasion de voir, les autres étant dans ma liste ou ne m’intéressant pas assez. Sur ce, c’est à vous et joyeux noël…

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