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Il m’est souvent arrivé de me poser des questions sur la raison qui me pousse à bloguer. Il est vrai que je ressens parfois le réel besoin d’écrire sur un drama ou un film que je viens de voir mais ce sont la plupart du temps des idées diffuses qui, en raison de leur manque de forme, n’empêchent de pouvoir les publier. Si vous saviez le nombre d’articles inachevés présents dans mes archives. A force de réflexions il m’est devenu évident que si je continue de rédiger des articles dans leur intégralité, c’est afin de me permettre de me confronter à mon propre avis ainsi qu’à celui des autres. Ni plus, ni moins, je n’avais en réalité pas besoin de chercher plus loin. Je peux ainsi dire que ce blog est pour moi un refuge, une façon d’extérioriser mon amour pour des objets divers et variés. Et l’amour, c’est contagieux, alors si ce que j’écris atteint ne serait-ce qu’une personne, je pense que continuer en vaut la chandelle.

Mon intérêt pour les dramas avait depuis un peu plus d’un an quasi-disparu, au détriment de celui que je nourris pour le cinéma et dans lequel je me sentais davantage investie. Cette pause était nécessaire mais elle a fini par prendre fin et même si je suis encore un peu engourdie c’est un bonheur de retrouver ses anciennes habitudes.

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SIX FLYING DRAGONS 육룡이 나르샤

Épisodes 1 à 20

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Suivre un drama de 50 épisodes induit forcement une implication conséquente, et de par sa qualité, Six Flying Dragons s’est au fil des semaines fait dans mon cœur une place tout aussi conséquente. Ce sageuk est indéniablement bon et s’il le reste ainsi jusqu’à le fin, il risque de tenir une place assez élevée dans mon classement de 2016. Chercheurs de romances enflammées passez votre chemin, Six Flying Dragons c’est avant tout une histoire d’intrigues politiques; et il excelle dans ce domaine. Doté d’une écriture rigoureuse le drama ne présente aucun répit et l’action s’enchaîne sans s’essouffler. Tout est extrêmement bien dosé, ce qui rend chaque épisode fluide à souhait. (Encore faut-il ne pas avoir peur des scènes de stratégies politiques à rallonge). Inutile de vous dire que j’aime ce drama.

Il m’a toutefois fallu quelques épisodes avant d’entrer véritablement dans l’histoire en raison de la quantité d’informations que l’on nous donne à digérer dès le pilote. L’intrigue est parfois lente à se mettre en place mais je n’ai pour le moment pas eu le temps de m’ennuyer. On s’attacha rapidement à chacun de nos six dragons, et une fois que l’on a compris la place et les enjeux de chaque personnage, on est sans difficulté pris par le feu de l’action.

Le drama prend place à la fin de la dynastie de Goryeo (918-1392) (probablement dans les années 1380), à l’aube de l’ère de Joseon (1393-1897), celle qui verra régner la célèbre famille des Yi/Lee (de 1392 à 1910) et dont le premier roi sera le général Lee Seong-Gye (connu aussi sous le nom de Taejo). Six Flying Dragons nous fait donc suivre l’ascension de ce dernier, aidé par l’érudit et politique Jung Do-Jeon (Kim Myeong-Min, tout bonnement époustouflant dans ce rôle…) qui eu un rôle particulièrement important dans l’instauration de cette nouvelle nation basée sur le Néo-Confucianisme (abandon du Bouddhisme) ainsi que de ses réformes.

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Notre protagoniste principal se trouve être le cinquième fils de Lee Seong-Gye (Cheon Ho-Jin): Lee Bang-Won (Yoo Ah-In), qui mit également tous ses efforts au service de son père dans cette lutte pour le trône et qui sera connu par la suite comme le cruel Taejong, troisième roi de Joseon. Son propre fils deviendra le roi Sejong, considéré comme le plus grand roi de l’Histoire coréenne. Autour de ces trois hommes gravitent des personnages (n’ayant pas appartenu à l’Histoire coréenne) qui aideront à réaliser les plans de Lee Seong-Gye et Jung Do-Jeon.

Malgré l’abondance des personnages ceux-ci bénéficient d’une écriture complexe qu’ils soient protagonistes ou antagonistes. La plupart d’entre eux présentent une dualité intérieure qui les rend d’autant plus intéressants et aucun n’est laissé en reste.

Le jeux des acteurs ainsi que leur implication est plus que satisfaisante et la direction d’acteur est également très bonne. Je me dois de parler de Byeon Yo-Han qui est une grande révélation. On a peine à le reconnaître si on compare avec son jeu dans Misaeng (et la barbe n’y est pour rien). Avec une simple expression de visage il arrive à donner à Ddang-Sae/Bang-Ji énormément de profondeur…

… Ce qui n’est toujours pas le cas de Shin Se Kyung que je n’arrive pas (pour la énième fois) à trouver convaincante. Son  jeu est bien trop figé à mon gout. J’ai vraiment du mal avec cette actrice et c’est dommage parce que je n’arrive par conséquence pas à m’attacher entièrement à Boon Yi, alors que ce personnage est en soi plutôt sympathique.

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Le dernier dragon – et non des moindres – est l’adorable Moo Hyul (Yun Gyun-Sang), qui devient par la suite le garde du corps de Bang-Won. Je ressens une profonde tendresse pour ce personnage qui derrière son air bêta est un de ceux en qui on peut avoir le plus confiance, tout simplement parce qu’il est dénué de toute avarice. Il fait simplement ce que son cœur lui dit. Et un cœur, il en a un gros comme ça.

C’est presque émouvant de voir nos six dragons créer des liens de plus en plus forts dans l’adversité et même malgré l’effervescence de l’intrigue politique, le scénario arrive à prendre le temps pour faire lentement évoluer ses personnages de manière cohérente sans altérer le rythme de l’histoire.

La réalisation est assez brouillonne mais tout de même superbe à certains moments, et je pense qu’un des points forts de celle-ci réside dans les scènes de combats. Elles bénéficient d’une mise en scène de qualité, et certaines séquences sont d’une grande beauté. J’aimerais vraiment savoir qui est la ou les personnes chargées des chorégraphies de combat parce que les enchaînements ainsi que les maniements d’épées sont tout simplement incroyables (le montage leur rend tout autant justice). Il me reste notamment en tête le duel entre Bang Yi et Gil Tae Mi. Oui, les scènes de combat d’un sageuk ont rarement été aussi jouissives par leur esthétisme. Mais genre, VRAIMENT.

Oh est puis Six Flying Dragons a aussi pu nous offrir de belles et épiques scènes de chant. (oui oui).

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