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Impressions

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Et voici venir la petite surprise de Mnet. En lisant le synopsis pour la première fois je m’attendais à trouver l’histoire d’une énième idole populaire, arrogante et imbuvable à qui l’on oblige de suivre une scolarité. L’idole en question rencontrerait alors l’héroïne, jeune fille pure et innocente (et peut être un peu soumise cruche effacée). S’ensuivrait alors un rapprochement par la musique grâce auquel les deux protagonistes apprendraient à devenir plus humain pour l’un, et à s’affirmer pour l’autre. Autour de nos deux futurs tourtereaux graviteraient alors un certain nombre de personnages plus ou moins inutiles et stupides bla bla bla, enfin vous voyez le tableau. Mais c’était sans compter le fait que la chaîne de diffusion avait visiblement pour projet de présenter un drama possédant une identité propre, un peu dans la lignée de TvN, ladite chaîne qui a fait voir le jour à Queen In Hyun’s Man, Reply 1997, Shut Up! Flower Boy Band ou encore Harvest Villa pour ne citer qu’eux, et qui à de nombreuses reprises a réussie à insuffler une certaine humanité qui a rendu les personnages et les shows attachants et chaleureux.

Mais au final nous avons une idole presque arrogante, qui ne se croit pas totalement supérieure au reste du monde et qui est même relativement attentive à ce qui l’entoure. Quel choc ça a été pour moi de ne pas apercevoir mes poils s’hérisser à la découverte de Seol Chan, et quel mal de tête je me suis attrapé lorsque je me suis aperçue qu’au bout de deux épisodes je ressentais déjà de l’affection pour lui. Oui, j’ai été agréablement surprise que Monstar arrive à passer outre les clichés du personnage (parce que oui il en a, comme dans le reste de la série d’ailleurs) pour nous présenter un ado avec ses qualités, ses défauts et ses doutes. On voit bien que la scénariste essaie de casser les stéréotypes afin de nous rapprocher du héros, ce n’est pas un personnage sans cœur ou sans sentiments, et ça on s’en rend bien compte au fil de ses deux premiers épisodes.

En face nous avons Se Yi jouée par Ha Yun Soo que j’appelle désormais « la nouvelle inconnue au bataillon » et je dois avouer que c’est en grande partie grâce à elle que j’ai eu autant de plaisir à suivre ces deux premiers épisodes. C’est fou comment un si petit bout de femme (22 ans quand même, vu sa bouille je pense qu’il est nécessaire de le préciser) sans avoir un jeu exceptionnel peu dégager autant de charme. Et puis il est vrai que sa voix n’y est pas pour rien. Pour en revenir à notre héroïne donc, Se Yi n’est ni complètement gentille, ni complètement rebelle, elle n’est pas non plus entièrement effacée ou entièrement impulsive, elle est un peu tout ça à la fois sans aller dans les extrêmes. Jeune fille ayant vécu en Nouvelle Zélande au milieu des moutons (oui je sais…), elle représente une figure de la campagnarde que l’on n’a pas l’habitude de voir à Kdramaland. Inconsciemment cynique, sensible et censée,  la magie du personnage a opérée et a très vite fait de moi une adepte.

J’aime aussi la façon dont le drama a de présenter petit à petit ses personnages qu’ils soient principaux ou secondaires, chacun a sa propre personnalité, ses propres mystères et je suis curieuse d’en connaitre plus sur chacun d’eux, ce qui est un bon point. Et même si l’on retrouve les personnages types présents dans tout les school dramas, on sent que la scénariste fait l’effort de développer l’histoire de chaque antagoniste afin de les rendre vivants et intéressants. Celui qui est censé être le rival quand à lui n’est pas très présent pour le moment mais cela est en grande partie dû à son caractère. Plutôt réservé et discret Seon Wu a tout de même du potentiel et j’attends patiemment d’en apprendre plus sur son personnage

Si l’épisode pilote présente quelque chose d’honnête et d’engageant c’est le second qui m’a définitivement convertie. On rentre peu à peu dans l’intimité des personnages, dans leur quotidien et les événements ainsi que le côté relationnel sont rythmés de façon intelligente. Alors certes la trame principale ne casse pas trois pattes à un canard, mais Monstar arrive à un moment où il n’y a rien de très satisfaisant et c’est pour moi un des dramas les plus attractifs de ce « début » d’année. Les épisodes passent vraiment vites, ce qui est plutôt bon signe compte tenu du fait qu’ils durent environ 1h20. Le drama est dynamique, propose un pointe discrète d’humour qui marche bien, la mise en scène et la réalisation sont agréable et l’univers musical possède sa propre identité. Et j’aime aussi énormément la mise en scène. J’avais peur que Monstar soit plutôt accès, voir même trop, sur la Kpop mais il ressort finalement des passages musicaux un côté un peu plus plus indie ce qui n’et pas pour me déplaire. La présence de guitare sèche ou de violoncelle est un grand plus à l’atmosphère musicale, et puis honnêtement comment rester insensible face à ça:

Verdict

Donc sans être incroyable, le début de Monstar reste hautement satisfaisant et soigné, c’est un drama simple et sans prétention qui pour le moment suit son petit bonhomme de chemin. Il en ressort de la sensibilité, de la douceur, de la dureté aussi et un bon nombre d’ingrédients qui en font pour le moment un drama gagnant. Encore un tout petit effort et l’histoire décollera pour de bon, en attendant je vais de ce pas lancer le troisième épisode.

Bon et puis une petite dernière pour la route, parce que les moments musicaux sont vraiment réussis et rythment les épisodes de façon intelligente.

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