Étiquettes

, ,

Année:  2011 / 2012
Genre:  Sport, amitié, amour
Nombre d'épisodes:  25 x 25min

Je viens enfin de finir Chihayafuru que j’ai suivis à un rythme de deux ou trois épisodes par semaine et je dois dire que cette petite pause anime faite au milieu des nombreux dramas que je visionne a été la bienvenue. Tout d’abord, Chihayafuru est un Shôjo qui raconte l’histoire de Chihaya (tout simplement), une jeune fille qui lors de son enfance, se découvre une passion pour le karuta ( un jeu de cartes traditionnel japonais aux influences littéraires) grâce à l’un de ses camarades de classe: Arata. Par jalousie envers ce dernier, Taichi, l’ami d’enfance de Chihaya finit par accepter de former avec eux un trio pour s’entraîner au jeu. Malheureusement, un concours de circonstances les fait se séparer, et aujourd’hui lycéenne, Chihaya continue de jouer au karuta dans l’espoir de recroiser un jour la route de celui qui lui a communiqué son amour du jeu. Avec l’aide de Taichi qui est soudainement transféré dans son lycée, elle va alors créer un club de kurata et tenter de franchir les étapes qui feront d’elle la Reine (la meilleure joueuse du monde).

Cet anime a fait un carton lors de sa diffusion en début d’année, et je comprends tout à fait pourquoi. Avec un graphisme agréable, une ambiance pleine de fraîcheur et de poésie, une histoire captivante et un sujet qui pour le coup est vraiment original, le projet ne pouvait que plaire. Le karuta est considéré comme un véritable sport au japon et il est très méconnu en occident. Le principe de ce jeu est tout d’abord de retenir 100 poèmes traditionnels, puis ces poèmes seront récités lors des matchs par un lecteur, et les joueurs devront alors choisir la bonne suite du poème récité parmi les 100 cartes qu’ils auront préalablement disposés devant eux. Les règles sont bien sur très nombreuses, et Chihayafuru est un bon moyen de s’instruire un peu.

 J’ai trouvé très intéressant de suivre les matchs et de voir à quel point la façon de jouer de chaque personnage reflétait sa propre personnalité. En parlant des personnages justement. Mise à part Arata et Chihaya, je ne les ai pas forcement trouvé très attachants dès le départ, j’ai appris à les découvrir et à les aimer au fil des épisodes, mais j’ai justement trouvé très intéressant cette façon de découvrir peu à peu qui sont réellement les protagonistes. Je trouve tout de même dommage que la série n’exploite pas assez ces personnages. La majorité des épisodes se passe lors de compétitions et leur volonté de progresser ou de gagner l’emporte sur des moments dans lesquels il vivent comme des jeunes de leur âge. Je trouve aussi que le personnage d’Arata n’est pas assez exploité, passés les premiers épisodes, ses apparitions ne sont plus très nombreuses et il fait plus figure de motivation pour les deux autres personnages principaux qu’autre chose. C’est dommage car il y avait de la matière. Mais il y a heureusement moyen de se rattraper puisqu’une deuxième saison est sur les rails et si tout se passe bien, elle devrait être diffusée au Japon à partir de janvier 2013. Cette suite était d’ailleurs fortement suggérée par la fin de la première saison et était également nécessaire dans la mesure où Chihayafuru possède un rythme lent qui permet aux personnages d’évoluer de façon réaliste et cohérente. C’est une des facettes de l’anime que j’ai beaucoup apprécié: il ne raconte pas l’histoire de personnages qui réussissent automatiquement tout ce qu’ils entreprennent avec seulement en peu d’entrainement, mais bien celle de personnages qui ont des rêves et qui se donnent les moyens de les atteindre un jour… avec beaucoup de persévérance, de passion et d’amitié.

TaichiMashimaChihayafuru

Au final, Chihayafuru est un anime possédant une grande qualité graphique, thématique et identitaire, qui se suit avec beaucoup de plaisir, et qui possède aussi une galerie de personnages principaux, secondaire et d’arrière plan très chouettes et différents les uns des autres. Malgré ça, Chihayafuru ne fait selon moi pas partie des « absolument indispensables » mais je le conseille tout de même vivement et je peux d’ores et déjà annoncer que je serai présente pour la seconde saison. A suivre.

L’Opening.

.

Publicités