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                             Année:  2012
                         Pays:  Corée du Sud
             Genre:  Action, historique, drame, romance
                        Nombre d’épisodes:  28
                      Chaîne de diffusion:  KBS2
           Réalisateur:  Yun Seong Sik (The Story of a Man)

                                Casting:

                
                   Joo Won: Lee Kang To/Sato Hiroshi
                    Jin Se Yeon: Oh Mok Dan/Boon Yi
                     Park Ki Woong: Kimura Shunji
                Han Chae Ah: Ueno Rie/Ra Ra/Chae Hong Ju

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Synopsis

Lee Kang To est un officier de la police japonaise. Du fait de sa nationalité coréenne, il est mal perçu par les policiers japonais mais aussi par la population de Joseon qui le considère comme un traître. Désapprouvé par sa mère et vénéré par son frère ainé, devenu fou à la suite d’un emprisonnement, Lee Kang To passe le plus clair de son temps au poste de police. Kimura Shunji, le meilleur ami de Kang To est un professeur d’école primaire qui se consacre entièrement à ses élèves. Ces deux hommes croiseront (ou recroiseront) alors le chemin de deux femmes: Oh Mok Dan et Ueno Rie ainsi que celui du justicier Gaksital, connu pour défendre le peuple coréen de l’occupation japonaise.

Source: Nautiljon

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Mon Avis

10/10

Gaksital, ou plutôt GAKSITAAAAAL, fût épique. C’est finalement le premier mot qui me vient à l’esprit, juste avant grandiose. Il est d’ailleurs un peu difficile pour moi de rassembler tout mes esprits afin d’écrire un article qui ait du sens. Bridal Mask est le drama que j’attendais cette année avec le plus d’impatience, tout d’abord en raison de son contexte historique (les années 30) qui m’avait tant plu dans Capital Scandal, mais aussi pour la présence de Joo Won, Park Ki Yoong, Shin Hyun Joon, et de Jin Se Yeon qui m’avaient déjà prouvé leurs talents dans leurs précédents rôles. A m’entendre vous l’aurez surement compris, Bridal Mask m’a comblé au delà de toutes mes espérances et s’est immédiatement placé dans la liste de mes favoris coréens. A présent que le drama est achevé, mon esprit est vide et nostalgique, un peu de la même façon qu’il l’avait été à la fin de The Princess Man.

Pour commencer, Gaksital est à l’origine un célèbre manhwa de Heo Yeong Man dans lequel le héros porte un masque blanc aux joues rouges, traditionnellement utilisé pour les rôles de mariées au théatre et qui se bat contre injustice ainsi que pour les droits du peuple de Joseon. Le manhwa écrit lui-même en 1974, traite des problèmes sociaux de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de la Corée, celle de l’occupation japonaise. C’est donc dans une époque synonyme de terreur et de résistance que se déroule l’intrigue du drama.

Je suis devenue accro à Bridal Mask dès le premier épisode. La complexité et la qualité dont bénéficie le scénario, l’esthétisme des plans, la magnifique mise en scène, tout ces éléments m’ont immédiatement plongée dans l’intrigue. Pour parler de la forme du drama, j’ai beaucoup aimé cet effet de chassé croisé dans lequel les personnages prennent la place des uns des autres. Kang To et Shunji par exemple prennent lors de la première partie du drama la place de leurs frères respectifs devenant ainsi complètement opposés à se qu’il étaient auparavant.
Je découperais d’ailleurs le drama en trois parties distinctes qui dynamisent l’histoire. La première représente une sorte d’introduction où chaque personnage acquière la place qui lui est due, la seconde plus longue porte sur les actions de Gaksital ainsi que sur la recherche de son identité et la dernière partie débute à partir du moment où les protagonistes commencent à découvrir qui se cache derrière le masque.

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Au niveau du casting principal, nous avons tout d’abord le très charismatique Joo Won (c’est incroyable comme il a évolué depuis Baker King) dans le rôle de Lee Kang To. Son personnage est ce que l’on qualifie littéralement d’anti-héros, ce qui lui donne dés le départ beaucoup plus le profondeur et de complexité. Kang To est un officier de police qui est entré au service des japonais non pas par idéologie mais parce qu’il ne voyait pas d’autre moyen pour payer les frais d’hôpital de son frère. Certains évènements vont alors le faire basculer dans un camp totalement opposé et c’est à partir de là que le personnage revêtit le masque de Gaksital et qu’il prend  toute son ampleur. J’ai énormément aimé Lee Kang To, sa quête identitaire, sa vengeance, ses moments de faiblesse et d’amitié, je me suis impliquée à cent pour cent dans le personnage et au fil des épisodes il m’est apparu de façon évidente que ce rôle était fait pour Joo Won, qui nous offre une performance parfaite d’un personnage tourmenté, décidé et définitivement inoubliable.

J’avais été enchantée lors des premiers épisodes par le personnage d’Oh Mok Dan qui nous montre un caractère débrouillard et combatif mais malheureusement son caractère s’efface un peu au fur et à mesure des épisodes (son cher couteau qu’elle sortait à tout va au début reste mystérieusement rangé lors des dix dernier épisodes). Cela ne m’a cependant pas empêchée d’apprécier son personnage ou plutôt certains de ses aspects comme son courage indiscutable ou ses réactions face à toutes les révélations qu’elle endure, qui sont pour le coup pas un brin énervantes. La seule excuse que je peux lui donner est qu’elle restait derrière son père et Gaksital, et qu’ils ne l’auraient de toute manière pas laissé risquer sa peau. J’ai bien aimé aussi la plupart de ses décisions et son sang froid. Jin Se Yeon (It’s Okay Daddy’s Girls, The Duo) s’en tire relativement bien dans le rôle de Mok Dan, et même si elle est encore jeune et manque d’expérience, elle ne fait absolument pas décalée à côté du reste du casting. 

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Shunji est ce que j’ai appelé tout au long des épisodes, un personnage bipolaire. D’abord car il lutte durant une longue période entre sa morale et l’honneur de sa famille, mais aussi car il devient par moments complètement fou. Oui, c’est le mot. J’attendais beaucoup du merveilleux Park Ki Woong (The Story of a Man, The Musical) et je trouve que celui-ci a parfaitement réussi à faire évoluer ce personnage qui sombre peu à peu dans une sorte de folie. Shunji m’a de nombreuses fois donné envie de débarquer dans le drama pour lui en foutre une, mais maintenant que j’ai pris du recule, je me rends compte que je me suis énormément attachée a son personnage. Sa relation et ses confrontations avec Kang To m’ont beaucoup plus,  ainsi que celles avec Rie et tout l’évolution qui va avec, par contre celles avec Mok Dan m’ont complètement laissée indifférente.

Rie a également un parcours très intéressant (grâce notamment à son passé) et son rôle ne fait que prendre de plus en plus d’ampleur au fil des épisodes. C’est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et la voir martyriser Kenji au début du drama m’a fait  littéralement jubiler devant mon écran. Elle se veut forte, à l’égal des hommes, mais elle cache de grandes faiblesses. Han Chae Ah que je ne connaissais pas jusqu’à maintenant, joue ce personnage à la perfection, de façon subtile et intelligente, elle m’a énormément touchée. J’ai eu un peu peur lors des premiers épisodes que le personnage de Rie ne tombe dans le cliché que pouvait suggérer son histoire et  son lien avec Lee Kang To, mais il a finalement été une grosse surprise et a réussis à m’étonner jusqu’au bout. Je rajouterais aussi que j’ai bavé tout le long devant ses tenues, qu’elle porte il faut le dire avec beaucoup de classe.

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Au final les relations qui existent entre ces quatre personnages ne font qu’évoluer du début à la fin de façon très naturelle et je trouve ça vraiment réussis. Car les épreuves qu’ils subissent et les obstacles que chacun traverse remettent constamment en doute ce en quoi ils croient. Ils luttent pour leurs idéaux ou pour leur bonheur personnel dans deux camps opposés mais il est clair que le destin les lient et qu’un autre concours de circonstance aurait suffit à les allier. Tous héritent dés le départ d’une très bonne écriture et ça se voit.

Le reste du casting contient une multiplicité de personnages qui se renouvellent sans cesse, qui ont un rôle plus ou moins exploité dans le drama mais qui donnent tous un intérêt en plus au drama et qui le rendent plus réaliste. Un des points qui n’est pas négligeable est que pratiquement aucun de ces personnages n’est soit complètement bon, soit complètement mauvais. En cette période de trouble, chacun réagit selon ses peurs, sa conscience ou son désir de vivre. Il me serait impossible de dresser la liste entière de tous ces personnages sans en oublier. Entre les citoyens, les officiers de police (Abé, Koiso, Takawa) , leurs supérieurs (Konno Koji), la multitude de résistants (Tasha, Yeob, Park), les membres de la troupe de cirque (Dong Nyeong, Gye Sun) et ceux de la Kishokai (Kimura Taro, Ueno), Bridal Mask nous montre une fois de plus à quel point il est complet.

Parmi les personnages secondaires qui m’ont le plus marqué et que j’ai le plus apprécié, il y a d’abord Dam Sa Ri, père de Mok Dan et roi du déguisement (sa fille a d’ailleurs repris sa manie de mettre des moustaches, haha…). Il a une bienveillance constante envers sa fille, ses amis et les autres résistants, et ses discours (certes remplis de métaphores) étaient vraiment poignants. J’ai apprécié aussi l’évolution de sa relation avec Kang To.

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gaksital21-00490Shin Hyun Joon a fait un incroyable travail dans le rôle de Kang San, le frère arriéré de Kang to (ça capacité à passer d’une personnalité à une autre en quelques secondes est  vraiment « brillantissime » ) et tout en faisant une interprétation brève mais intense, il a réussi à laisser sa trace jusqu’à la fin. Il est aussi la principale motivation de la lutte de Kang To pour son pays et possède donc une place très particulière et très symbolique.

J’ai aussi beaucoup apprécié  Katsuyama, le samourai au service de Rie. J’ai trouvé très intéressantes sa relation silencieuse avec elle et la façon qu’il a de constamment veiller sur elle dans l’ombre. Il ne prononce quasiment pas une phrase de tout drama, mais il a une présence vraiment incroyable et je suis une fan incontestée.

Même s’ils n’apparaissent qu’à la fin du drama, Hong Yi et Seob font parti des personnages qui m’ont le plus marqué. Leur duo marche à merveille, ils ont la grande classe et Hong Yi est d’ailleurs le parfait exemple d’un des aspects que j’ai applaudi dans Bridal Mask. Les femmes sont battantes, à la hauteur des hommes et elles montrent, pour la majeure partie d’entre elles, qu’elles sont indépendantes et n’ont pas besoin d’être secourues.

Je ne regrette pas d’avoir suivi le drama au rythme de sa diffusion car j’ai eu l’impression de vivre à son rythme durant plus de trois mois. Cela m’a également permis d’assimiler toutes les informations données car il faut le dire, l’intrigue est très dense. Le scénario de Bridal Mask était à l’origine prévu pour une trentaine d’épisodes, l’extension n’était donc pas vraiment à craindre et l’ajout des quatre d’épisodes ne s’en fait d’ailleurs pas énormément sentir. La seule erreur majeure que je peux noter est l’utilisation vraiment trop exagérée des flash back dans la première partie du drama. Heureusement, le réalisateur à rapidement réglé ce petit problème.

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Sinon, au niveau de l’OST, je peux dire qu’il fait réellement partie intégrante de Bridal Mask, c’est lui qui renforce le côté épique du drama. Je l’ai trouvé dans l’ensemble trop inégal et parfois trop répétitif, mais une grande partie est vraiment unique, originale, et j’en garde un excellent souvenir.

Bien sûr Bridal Mask a des défauts et je pourrais lui reprocher d’avoir parfois un peu trop tourné en rond (le schéma « je te capture/tu t’échappes ») ou d’avoir affublé l’histoire de personnages qui n’arrivent même pas à reconnaître un de leurs proches sous un simple demi-masque (ou encore d’avoir présenté des officiers qui ratent leurs cibles à chaque fois), mais c’est en vérité là que réside un des principes de ce drama; il privilégie l’action et l’adrénaline au risque de créer des invraisemblances. Je suis donc partie du principe qu’il fallait vivre l’aventure à fond sans se préoccuper de ce genre de détails. Et puis lorsque l’on se retrouve devant un Joo Won ayant le pouvoir de supprimer de notre cerveau toute trace de pensée cohérente, je pense qu’il est inutile de lutter. Amen.

En clair, Bridal mask est selon moi un drama à voir d’urgence (vraiment d’urgence!), qui possède une trame solide, un casting talentueux, une réalisation superbe, un scénario complexe et complet, de magnifiques costumes, une addiction inévitable, bref, qui a tout pour lui et malgré un dernier épisode légèrement décevant (même si la fin en elle même est pas mal), c’est absolument parfait, beau, méga-trop-cool-tip-top-génial avec tout ce qui s’en suit, vive Gaksital.

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Et le mot de la fin…

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